La police prend les armes

les policiers étaient en grève depuis le 15 août 1944 à l'appel des mouvements de résistances "Front National Police, Police et Patrie et Honneur de la Police" qui formaient à eux trois le Comité de Libération de la Police Parisienne.
En fait il s'agit pour les policiers qui se battent en tenue d'uniforme, de la tenue du service général avec le casque de maintien de l'ordre et pour certains un brassard FFI. Toute arme récupérée fera l'affaire et surtout celles des soldats Allemands abattus ou fait prisonnier.
Les Allemands se méfient des policiers ; ils ordonnent alors de désarmer les commissariats de St Denis et d'Asnières. Les mouvements de résistance de la Police lancent alors un ordre de grève à la Police Parisienne.
Yves Bayet, chef du réseau N.A.P Police , convient le 19 août, avec le brigadier Fournet chef du réseau Honneur de la Police, de renforcer le mouvement de grève. Fournet et les responsables de Police et Patrie et Front National Police, réussissent à rassembler plus de deux mille grévistes en civil pour manifester devant la Préfecture de Police sur le parvis Notre-Dame. Sans attendre l'ordre du Conseil National de la Résistance, à 8h30, les policiers munis de leurs brassards FFI réussissent à pénétrer dans la Préfecture, par une porte entrebaillée par un garde mobile. Le colonel Rol-Tanguy avalise cette action et fait de la Préfecture de Police son point d'appui pour la libération de Paris.
Le drapeau tricolore est hissé au sommet de la caserne de la Cité et la Marseillaise résonne dans la cour. Le Préfet de Police Buissière est arrêté. Charles Luizet a été désigné par de Gaulle comme Préfet de Police du Gouvernement provisoire ; des Gardiens de la Paix FFI viennent le chercher au café des "Deux Magots" et le conduise à la Préfecture de Police ou il est acclamé dans la cour qui s'appelle encore pour quelques temps la cour Jean Chiappe et qui deviendra le 23 août la cour du 19 août. 
A 14h30 les premiers coups de feu sont tirés depuis la cour. Les Allemands envoient des mitrailleuses lourdes, des canons puis deux Chars. Mais ils seront repoussés. Les Allemands sont nerveux et abatteront toute personne qui leur semble suspect
Le lendemain le 20 août, les barricades sont dressées à l'appel des Résistants sous le commandement du Colonel des FFI Rol-Tanguy. Les FFI investissent l'Hôtel de Ville et arrêtent le Préfet de la Seine René Bouffet nommé par Vichy. Le QG des FFI où se trouve le colonel Rol-Tanguy se situe à Denfert Rochereau.
Le 21 et 22 août 1944 connaîssent les premières batailles de rue derrière les barricades dressées par les Parisiens.
Dès le 20 août le colonel Rol-Tanguy a envoyé un émissaire au-devant du Général Leclerc pour demander l'intervention des Alliés. Le 22 la décision est prise, les Alliés marcheront sur Paris. Mais Leclerc avait anticipé car il a envoyé un détachement ; ceci lui vaudra un rappel à l'ordre du Commandement Américain. Ce détachement aura pourtant été efficace car la route sera ouverte.
 
 

 

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