ARMOGRAPHIE DES ARMES LÉGÈRES DU CONFLIT

 ARMOGRAPHIE DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE

 

LES ARMES BRITANNIQUES

LE STEN MARK II

Le Sten est un pistolet mitrailleur anglais des années 1940.

Il a marqué l'imaginaire collectif par sa forme caractéristique due au chargeur en position latérale. Sa rusticité, son maniement aisé et son parachutage aux mouvements de résistance à la fin du conflit en ont fait le symbole de la lutte armée de la Résistance européenne durant la Seconde Guerre mondiale.

Le P.-M. Sten se caractérise surtout par sa simplicité de fonctionnement (culasse percutante non calée) et sa fabrication par emboutissage qui permet une production rapide de masse à faible coût. Il est également beaucoup plus léger que les autres pistolets-mitrailleurs de l'époque (2,95 kg à vide contre 3,97 pour le MP40allemand).

Son nom vient de l'association des initiales de ses inventeurs (Shepherd et Turpin) et des deux premières lettres de England ou de Enfield suivant les versions[1]. Simple à utiliser, aisé à produire et d'un coût modique, le P.-M. Sten a été fabriqué, dans ses différentes versions, à près de quatre millions d'exemplaires entre 1941 et1945 par des arsenaux et des entreprises privées britanniques (comme la Birmingham Small Arms Company Limited ou BSA), canadiennes et néo-zélandaises.

  • Masse du chargeur plein : 0,7 kg
  • longueur totale : 895 mm (Mark 1) puis 762 mm (Mark 2/3/5) ;
  • longueur du canon : 196 mm ;
  • calibre : 9 X 19 mm Parabellum ;
  • vitesse initiale : environ 380 m/s ;
  • portée pratique : 50 m (visée fixée à 100 yards) ;
  • cadence de tir maximale : environ 550 coups/min ;
  • chargeur : 32 coups.

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 LEE ENFIELD MARK 1 N°4

Le Lee Enfield n°4 était chargé par deux lames de cinq cartouches de 7,7 mm (303 british). Il était apprécié des soldats britanniques pour sa précision et par le nombre de balles, soit dix coups dans un chargeur amovible. Le canon possède cinq rayures à gauche. La hausse est graduée jusqu'à 1 189 m. Cette arme était à répétition manuelle par verrou. Sa principale version le N°4 MkI fut produit en masse de 1942à 1945 en Grande-Bretagne, au Canada et aux États-Unis. Après la seconde guerre mondiale, cette arme fut légèrement améliorée. Elle est à l'origine du Lee-Enfield No 5 MK1 "Jungle Carbine" ou plus rare encore le n°7 fabriqué à 2500 exemplaires et de fusils de précision ou d'entraînement (Lee Enfield N°8'). Les armes encore en stock en 1956 furent converties en 7,62 OTAN lors de l'adoption du L1A1. Rebaptisés L8, ces fusils armèrent les réservistes jusqu'en 1980 environ.

 

Munitions .303(7.7mm)
Cadence de tir 15-30 coups/min
Vitesse à la bouche 745 m/s
Portée pratique 270m
Portée utile 1800m
Masse (chargé) 4kg
Longueur 1.130m
Longueur du canon 640mm
Capacité 10 cartouches
Production 1941-1956

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REVOLVER WEBLEY MK I- VI

révolvers britanniques possèdent tous une crosse en bec de corbin et un mécanisme à double action. Le Mk 6 a un canon long et une crosse à pente droite. Comme tout revolver à brisure, le barillet est solidaire du canon et l'ensemble bascule vers le bas (verrou situé à gauche) pour le chargement et le déchargement de l'arme. En fin de course d'ouverture, ce rochet se débraye par l'entremise d'un cran, permettant à l'étoile de revenir en place pour le rechargement. Les organes de visée sont fixes. Les plaquettes de crosse sont en caoutchouc durci. Toutes ces armes ont un anneau pour dragonnes.

BARILLET 6 CARTOUCHES

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FUSIL MITRAILLEUR BREN

 

Le BREN est un fusil mitrailleur britannique. Dérivé du FM tchécoslovaque ZB-30, il est en service depuis 1937 dans l'armée britannique, dans de nombreuses versions. Son nom combine BR et EN, premières lettres de ses deux sites d'invention, Brno et Enfield.

le Royaume-Uni obtint la licence de fabrication du modèle ZBG-34, une version modernisée du modèle 26. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l'Australie(Manufacture d'armes légères de Lithgow), l'Inde (arsenal d'Ishapore) et le Canada(John Inglis & Co) suppléèrent l'arsenal d'Enfield (ayant construit 280 000 BREN) et le groupe britannique Monotype pour armer les Alliés, la Chine et les mouvements de résistance en guerre contre l'Allemagne (dont les FFI et FFL) et le Japon.

Cette arme a été produite en quatre versions (Mark 1 à Mark 4) se différenciant par divers détails simplifiant la fabrication et par la longueur du canon. Les MK 1 et 2 furent distribuées aux fantassins, quant aux MK 3 et 4, apparus à la toute fin du conflit, ils étaient destinés aux parachutistes. Le FM BREN servit occasionnellement d'arme anti-aérienne (avec un trépied spécial) et d'armement principal du Bren-Carrier.

Le chargeur cintré (cintrage dû à la conicité de l'étui de sa munition), accueillant 30 coups (rempli seulement de 28 cartouches sur le terrain) étant introduit par le dessus du boîtier-culasse, les organes de visée hausse et le guidon sont décalés sur le côté gauche. Contrairement à de nombreux FM, le canon du BREN est démontable pour être changé quand il s'échauffe. La crosse, la poignée-pistolet et la poignée de changement de canon du Bren sont en bois.

  • Munitions : .303 British (7,7x56mm R)8mm Mauser (Chine)
  • Longueur totale : 1,156 m
  • Canon : 63,5 cm
  • Masse (arme vide) : 10,2 kg
  • Masse du chargeur plein : 1,05 kg
  • Masse (arme chargée) : 11,25 kg
  • Chargeur : 30 coups
  • Cadence de tir théorique : 500 coups/min.

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MITRAILLEUSE VICKERS

En 1896, la firme d'armements Vickers, rachète la socièté Maxim qui avait déjà conçue des mitrailleuses. Vickers modernise le modèle de son prédécesseur en l'allégeant et simplifiant le remplacement de ses pièces fabriquées dans un alliage très résistant. Les nouvelles mitrailleuses sont adoptées par l'armée britannique en 1912, en remplacement des anciennes Maxim. Elle fut utilisée sur tous les fronts pendant les deux guerres modiales. Très appréciée pour sa cadence et sa robustesse elle était capable de tirer pendant plusieurs heures sans s'enrayer. Pour le tir de longue durée un reservoir de 4 litre d'eau lui était branché pour le refroidissement du canon. En revanche son poids important était contraignant et plusieurs hommes étaient nécessaires pour pouvoir transporter tous ces éléments. Avec sa consoeur américaine, la Browning, la Vickers est une mitrailleuse qui détient le record de longévité de service, elle restera présente dans les forces armées du Commonwelth jusque dans les années 60.

* Pays d'origine: Grande-Bretagne.

* Fabriquant: Vickers.

* Appelation: Vickers 303.

* Durée de service: 1912-1968.

* Calibre: 7.7mm (303 British).

* Mode de tir: Automatique.

* Portée utile: 1000m.

* Cadence: 500 coups/mn.

* Alimentation: Par bande de 250 cartouches.

* Poids: 14;97kg sans eau , 37,67kg avec trépied.

* Longueur: 1155mm.

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LES ARMES AMERICAINES

 

FUSILS GARAND M1

Le M1 Garand est le premier fusil semi-automatique réglementaire de l'US Army. Il remplaca le Springfield M1903 à verrou mais n'est pas le premier fusil semi-automatique utilisé dans une armée, contrairement à ce que l'on croit souvent. Elle fut aussi l'arme destinée aux fantassins de l'US Army la plus produite durant laSeconde Guerre mondiale, réputée pour sa précision fort acceptable pour une arme de production de masse à bas coût, la vélocité de sa munition bien supérieure à celle de la carabine USM1, ainsi que son système de rechargement semi-automatique.

Ce fusil fut créé en 1936 par un ingénieur de l'usine Springfield nommé John Garand, d'origine franco-canadienne. Il pèse environ 4,9 kilogrammes et se recharge par un clip de 8 cartouches de calibre .30-06 (7,62x63mm puis disponible en 7,62*51 mm). Cette arme robuste reçut un accueil particulièrement favorable par les troupes américaines. L'arme est fortement inspirée des fusils semi-automatique Français R.S.C. Mle 1917 et R.S.C. Mle 1918. Il offre une bonne précision jusqu'à 100 m, celle-ci déclinant fortement à partir de 300 m[1] et une cadence de tir respectable, en comparaison du modèle allemand alors répandu (le MauserKarabiner 98k à répétition manuelle). Il est aisé à démonter et à nettoyer.

Il en fut produit près de 5,5 millions d'exemplaires aux États-Unis et en Italie (parBreda et Beretta sous licence dans le cadre de l'OTAN), dont 4 millions de 1936 à1945. Sa production cesse en 1957, remplacé par le M14.

 

Munitions 30-06 (7.62 x 63 mm)
Mode d'action emprunt de gaz
culasse rotative
Cadence de tir 30 coups/min
Vitesse à la bouche 853 m/s
Portée pratique 400 m
Portée utile 1600 m
Masse (non chargé) 4.7 kg
Masse (chargé) 4.9 kg
Longueur 1092 mm
Longueur du canon 610 mm
Capacité 8 Cartouches
Variantes

M1C, M1D

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THOMPSON M1A1

La Thompson est un pistolet mitrailleur américain créé par John T. Thompson et utilisé par les alliées pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est chambrée pour la cartouche .45 ACP. Elle peut tirer au choix au coup par coup ou en rafale.

En 1942, pour répondre aux contraintes de la guerre, le M1 est mis en production. L'arme est simplifiée, elle est désormais opérée directement par le recul, elle ne reçoit plus que des chargeurs droits de 20 ou 30 coups. Production totale en 1942/43: 285 480 pièces. Elle sera suivie, plus tard dans l'année d'une version encore plus simple nommée M1A1 avec le percuteur intégré à la culasse, Production entre 1942 et 1944, 539 143 pièces.

La Thompson usinée était une arme de bonne qualité mais chère à produire, relativement lourde (4,78 kg), ayant une portée utile de 100 mètres, a comparer avec la MP40 en calibre 9 mm Parabellum de l'armée allemande, (4,03 kg) d'une portée d'environ 200 mètres. Sa capacité au tir automatique et la puissance d'arrèt de sa cartouche 45 ACP demeurait pourtant un gage d'efficacité pour les engagements à courte portée bien que les unités américaines lui préféraient le fusilsemi-automatique Garand M1 plus précis et bénéficiant d'une bien meilleure portée ou encore la carabine M1 également semi-automatique, beaucoup plus légère et maniable et d'une portée, qui bien que limitée par rapport à un fusil, était quatre fois supérieure à celle de la Thompson.

 

Masse (non chargé) 4,99 kg
Longueur 852 mm
Longueur du canon 267 mm
Capacité chargeur droit de 20 et 30 coups
chargeurs camembert de 50 et 100 coups

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COLT 1911 M1 A1

Le M1911 (aussi appelé Colt Government ou Colt 45) a été le pistolet des Forces armées des États-Unis pendant 74 ans, de 1911 à 1985. Les modèles civils et la plupart des modèles livrés aux forces américaines étaient fabriqués par la Colt's Patent Fire Arms Manufacturing Company, Hartford, Connecticut.

Particulièrement robuste et fiable dès sa première version, il est modernisé en 1926, devenant le M1911A1.

À la Seconde Guerre mondiale, les fabricants du modèle M1911A1 sont, à côté de Colt's, la Singer Manufacturing Company, la Union Switch & Signal Company, la Remington Rand Inc. et la Ithaca Gun Company Inc.

L'Argentine fut le premier utilisateur étranger du M1911A1 sous la forme du Colt 1927. Les différences entre les M1911 et 1911A1 concernent entre autres la forme du marteau (chien, qui a été simplifié), un fraisage sur la carcasse à l'arrière du pontet pour faciliter l'accès de l'index à la détente (dans ce même but, la détente a été raccourcie), le logement du ressort du marteau a été bombé et quadrillé voire strié (pour permettre un tir plus instinctif car certaines personnes dans cet exercice tiraient trop bas), le guidon a été grossi et muni d'une face arrière inclinée, les plaquettes de crosse ont été simplifiées et remplacées par du plastique (d'origine en bois), le bronzage a été remplacé par une parkérisation (phosphatage), le « beaver tail » (sécurité arrière en « queue de castor ») a été allongé pour éviter aux tireurs (toujours ceux munis de grandes mains) de se faire coincer la peau entre cette pièce et le chien. La plupart de ces modifications ont été apportées surtout pour des besoins de rentabilité qu'une grande production d'armes de guerre exige. Un 1911 est aujourd'hui une pièce de collection rare d'une fabrication beaucoup plus soignée.

Colt, malgré une forte demande militaire, n'accorda que deux licences de fabrication. Ainsi, pour le compte de la Norvège, la Fabrique d'armes de Kongsberg produisit le M1911 sous une forme légèrement modifiée (arrêtoir de culasse coudé pour le tir avec gants) devenu le Kongsberg M1914 Auto Pistol cal11,25 mm (diamètre pris au plat des rayures). Ce M1914 sera produit sous contrainte pour la Wehrmacht entre 1940 et 1945. De même, la FMAP (Fabrique militaire d'armes portatives) de Rosario produisit le M1927A1 (M1911A1) cal. 11,25 mm après 1945 pour armer les policiers et militaires argentins. De nombreux fabricants espagnols (Llama Gabilondo y Cia SAStar) réalisèrent des copies simplifiées des M1911 et M1911A1, absorbées principalement par l'Amérique latine.

 

Munitions .45 ACP
Portée pratique 50 m
Masse (non chargé) 1 105 g
Masse (chargé) 1 271 g
Longueur 218 mm
Longueur du canon 127 mm (modèle du gouvernement)
 
108 mm (Commander model)
 
89 mm (Officer's ACP model)
Capacité 7 coups (.45), 9 coups (.38, 9 mm)
Variantes M1911A1

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USM1

La carabine M1 (M1 carbine en anglais) produite par Winchester ainsi que de nombreuses autres firmes américaines, est l'arme individuelle la plus produite par les États-Unis durant la Seconde Guerre mondiale, avec 6 332 000 exemplaires construits à la fin du conflit.

Essentiellement fabriquée à l'origine pour les unités de second échelon comme legénie ou les transmissions, son emploi s'étendit rapidement à certains personnels du front comme les officiers et les servants des pièces d'artillerie.

En effet, la carabine était plus légère que le fusil M1, contenait plus de cartouches (15 à 30 cartouches de 7.62 mm contre 8), mais était moins précise que le Garand.

Les unités parachutistes en furent équipées et les Marines l'employèrent lors des combats dans la jungle des îles du Pacifique.

Des carabines M1 ont été parachutées dans les maquis français où elle fut d'ailleurs très recherchée car c'est une bonne arme, idéale pour les actions de guérilla. Elle est légère, très maniable et peu encombrante.

La Wehrmacht la jugea assez valable pour l'utiliser elle-même sous le nom deSelbstladekarabiner 455 (a), dès qu'elle en eut saisi un assez grand nombre, dans les dernières phases de la guerre en Europe. Elle fut très appréciée par les Waffen-SS.

Utilisée dans de nombreux conflits jusqu'aux années 1960 par les forces américaines ou leurs alliés, elle équipa en outre, la Belgique, le Sud-Viêt Nam, laFrance, la Corée du Sud, la majorité des pays d'Amérique Latine ainsi que d'autres états en Afrique. Elle fut distribuée à ces pays par les États-Unis jusqu'aux années 1970.

 

Munitions 7.62 x 33 mm (.30 Carbine)
Mode d'action emprunt de gaz
culasse rotative
Cadence de tir 30 coups/min
Vitesse à la bouche 750 m/s
Portée pratique 50-150 m
Masse (non chargé) 2,36 kg
Masse (chargé) 2,52 kg
Longueur 904 mm
Longueur du canon 458 mm
Capacité 15-30 coups
Variantes M1A1, M1A3, M2, M3

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BROWNING BAR 1918 A2

Le Browning BAR (Browning Automatic Rifle) M1918 est un fusil mitrailleur conçu par John Browning en 1916. Il est adopté par l'US Army en 1918 pour remplacer lesChauchat M1918 acquis trop hâtivement en 1917. Le FM BAR M1918 (photo), démuni de bipied, est construit par ColtMarlin et Winchester à 85 000 exemplaires entre 1917 et 1918. Après la Première Guerre mondiale, les firmesColt et FN Herstal (détenteur des brevets Browning pour l'Europe) continuent la production du BAR. Au début des années 1920, l'US Cavalry adopte un modèle allégé le BAR M1922. En 1937, l'Armée américaine modifie ses M1918 en y ajoutant un bipied créant le BAR M1918A1. Enfin, en 1940, apparait la version 1918A2 qui sera massivement utilisée au cours de la Seconde Guerre mondiale, de la Guerre de Corée et de la Guerre du Viêt Nam. Parallèlement aux États-Unis, la Belgique (FM Modèle 30/Type D), la Pologne (RKM Wz 28) et la Suède (KSP 21/KSP 37) développent des variantes du FM BAR. De son côté, Colt en proposa deux versions commerciales : le Monitor et le R75.

Le BAR 1918A2 est sans doute le plus produit des BAR. Il est produit de 1940 à 1945 par IBM et New England Small Arms Corporation (structure rassemblant six firmes pour fournir la demande militaire). Il se différencie des précédents par l'adjonction d'un support tubulaire monté sur la crosse (en arrière de la grenadière). Le bipied, fixé en avant du guidon sur le cache-flamme, comporte des patins. Le devant, encore plus réduit, incorpore une plaque métallique de dissipation thermique. La hausse est maintenant empruntée à la mitrailleuse Browning. Le sélecteur des M1918 et M1918A1 cède sa place à un régulateur de cadence de tir. Au cours de laSeconde Guerre mondiale, l'arme est encore modifiée par un dernier raccourcissement du devant avec de nouvelles rainures de préhension, d'une crosse en matière synthétique, d'un régulateur d'emprunt des gaz. À la fin de 1944, apparut une poignée de transport.

 

Munitions .30-06 Springfield (7,62 x 63 mm)
Mode d'action Gaz
Cadence de tir 500–650 coups/min
Vitesse à la bouche 860 m/s
Portée pratique ~1 371,6 m
Portée maximale ~4 572 m
Masse (non chargé) entre 7,25 kg et 11 kg selon les modèles
Longueur 1 194 mm
Longueur du canon 610 mm
Capacité 20 cartouches
Viseur viseur mécanique

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MITRAILLEUSE BROWNING 1919

La Mitrailleuse Browning 1919 a été la mitrailleuse légère de l'infanterie de l'US Army et une mitrailleuse des avions de l'USAF qui fut utilisée en grand nombre des années 1920 au début des années 1960, où dans un souci de standardisation sur lecalibre 7,62 OTAN, la nouvelle M60 la remplaça.

La Browning M1919 A4 est un modèle semi-polyvalent, qui nécessite un tireur et un homme veillant à l'approvisionnement en munitions, le pourvoyeur. Elle est alimentée par la gauche avec des bandes en toile de lin de 250 cartouches de calibre 7,62 mm, la plupart du temps transportées dans des boîtes métalliques pour un poids total de 9 kg. Après la guerre apparaîtront des bandes à maillons métalliques. Les étuis vides sont expulsés sous le boîtier dont l'ouverture n'est pas nécessaire pour l'engagement d'une nouvelle bande si celle-ci est pourvue d'une tirette métallique qu'il suffit d'engager sur la gauche puis de tirer vers la droite jusqu'au placement de la première cartouche.

Elle s'utilisait généralement sur le trépied M2, cet affût, du fait de sa faible élévation, était réservé exclusivement aux cibles terrestres (de +19° à -21° et jusqu'à -45° sans la fixation arrière). La hausse est graduée en subdivisions de 100yards, avec une valeur maximale de 2 400 yards. La barre graduée permet d'une part d'assurer la rigidité des deux pieds arrières et de positionner le mécanisme de réglage de la hausse sur lequel vient se fixer l'arrière du boîtier. La portée efficace est de 900 mètres mais peut atteindre des cibles jusqu'à 1 200 mètres suivant les types de cartouches utilisées (perforantes par exemple). Sa cadence de tir est de 400 à 600 coups à la minute. Elle est assez compacte mais pèse près de 13 kilogrammes auxquels il faut ajouter environ 5 kilogrammes pour l'affût M2 et 9 kilogrammes par boîte de cartouches.

Fonctionnement automatique par court recul du canon
Munition: 7,62 mm X 63 (30-06 Springfield)
Cadence de tir : entre 400 et 600 coups/min
Chargeur : Bande de toile ou métallique désintégrable de 250 cartouches
Portée utile : 900 mètres
Masse en combat : 18,5 kg
Masse mitrailleuse seule: 5 kg
Longueur : 1 041 mm
Longueur du canon: 609 mm
Vitesse initiale : 880 m/s

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M3 A1 GREASE GUN

Le M3 Grease gun est un pistolet mitrailleur américain introduit pour la première fois en 1942 et déployé dans sa version simplifié nommée M3A1 en 1944. La première version présentait un certain nombre de défauts qui contribuèrent à lui faire une mauvaise réputation au sein des troupes américaines. Il était destiné à remplacer la Thompson, une arme lourde, peu performante et chère à produire. Le M3 est une arme d'une grande simplicité, constituée pour l'essentiel de feuilles de métal estampées qui a été employée jusque dans les années 1960 et même au-delà comme arme secondaire pour les équipages de blindés.

L'arme est mécaniquement très simple, opérée par le recul et tirant culasse ouverte et uniquement en automatique. Le "levier" d'armement est un simple trou dans la culasse dans lequel on passe le doigt pour manœuvrer le mécanisme. La chambre d'éjection est couverte par un volet articulé qui bloque la culasse lorsqu'il est en position fermé. La crosse télescopique fil de fer est dimensionnée de façon à pouvoir servir de tige de nettoyage du canon lorsqu'elle est démontée. Elle comprend également un outil pour remplir les chargeurs plus facilement.

Le M3A1 peut également être chambré en 9 mm Parabellum en changeant la culasse, le canon et en plaçant un adaptateur pour utiliser les chargeurs du Sten Mk II britannique. Ce changement de calibre améliore l'allonge de l'arme qui en .45 ACP reste limité à une cinquantaine de mètres. Un certain nombre de modèles ont été équipés d'un cache flamme et un millier d'unités a reçu un silencieux pour les opérations spéciales. Son surnom de grease gun, littéralement pistolet à graisse, lui vient de sa forme rappelant les pompes manuelles de graissage.

  • Calibre : .45 ACP9 mm Parabellum
  • Mécanisme : tir automatique opéré par le recul, culasse ouverte
  • Cadence de tir : 450 coups par minute
  • Longueur : 57,9 cm/75,7 cm (crosse dépliée)
  • Longueur du canon : 20,3 cm
  • Poids non chargé : 3,470 kg
  • Poids chargé : 4,455 kg
  • Capacité : 30 coups

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LES ARMES ALLEMANDES

 

PISTOLET MITRAILLEUR MP40

Le Maschinenpistole 40, couramment appelé MP40, est un pistolet mitrailleur, successeur du Maschinenpistole 38 (les chiffres correspondant aux deux derniers chiffres de leurs dates d'adoption respectives, durant le XXe siècle). Il fut conçu à partir du MP38 afin d'augmenter la production, comme l'a été la MG42 par rapport à la MG34. Plus de 1,2 million de MP40 et MP38 seront produits durant la Seconde Guerre mondiale.

À la fin des années 1930, la production en grand nombre du MP38 pour laWehrmacht fut lancée, après que son utilité eut été clairement démontrée lors de laguerre d'Espagne. On prévit dès le début sa production en grande nombre pour en réduire les coûts. Vollmer renonçant au bois, lourd et coûteux, le MP38 devint la première arme au monde à être dotée d'une crosse clipsable en acier. Il répondait ainsi bien aux exigences de la Wehrmacht pour la Blitzkrieg à venir.

La fabrication du MP38 se réalisait principalement par usinage, ce qui demandait donc à la fois une main-d'œuvre qualifiée et des matériaux de premier choix. Il en résultait donc des surcoûts si l'on voulait aboutir à une réalisation réellement de qualité. La production fut par la suite grandement accélérée et facilitée lors de l'introduction de techniques industrielles comme l'emboutissage des tôles ou lesoudage par points. Malgré la standardisation des procédés, les coûts de fabrication de l'arme, désormais appelée MP40, restèrent néanmoins légèrement supérieurs à ceux du MP38. Les économies en termes de matières premières restaient également minimes. Néanmoins, les cadences de production purent être grandement augmentées.

Le design du MP38/40 était, comparativement aux pistolets mitrailleurs construits jusqu'alors, innovant et peu conventionnel. La crosse repliable rendait l'arme très maniable. La Bakélite, économique et plus facile à mettre en œuvre, fut employée pour la carcasse et la poignée en remplacement du bois. Le lourd appareillage de visée participait à l'équilibre global de l'arme, la rendant très maniable. Comme l'arme ne diposait que d'une position de tir « en rafales » (pas de sélecteur de tir), c'était une condition nécessaire pour que le tireur pût être capable après un temps relativement court d'être également précis lors d'un tir au coup par coup.

Le MP40 est doté d'un ergot appelé « nez » sous le canon destiné à prendre appui sur le rebord de la carrosserie des véhicules pour stabiliser le tir (caractéristique déjà observée sur certaines armes très anciennes dites de rempart). Cela permettait d'éviter que le recul de l'arme ne renvoie le tireur à l'intérieur du véhicule.

Le chargeur de 32 cartouches constituait un point faible de l'arme. À l'intérieur, les cartouches y sont stockées sur deux rangs, alors que l'approvisionnement de l'arme se fait sur une seule file, par le haut du chargeur. Lors de la réunion des deux files en une seule, il était fréquent que les cartouches se collent (à cause de poussières) ce qui provoquait l'enrayement de l'arme. L'innovation apportée sur une version ultérieure (MP40/1) où le logement du chargeur était nervuré n'apporta pas une grande satisfaction.

Un problème de sécurité existait au début avec l'obturateur entre le chargeur et la chambre. Il n'était pas possible de le verrouiller, et lors d'un choc sur l'arme, une cartouche pouvait entrer dans la chambre sans que cela ne soit souhaité. Le coup pouvait alors partir par accident. Ce déficit a été comblé au moyen d'un dispositif de verrouillage, introduit en série à partir de 1941. Généralement, les vieux MP38 et MP40 furent rééquipés de ce dispositif.

 

Munitions 9 mm Parabellum
Cadence de tir 500 à 600 coups par minute
Vitesse à la bouche 380 m/s
Portée pratique 100 m
Masse (non chargé) 4,03 kg
Longueur 630 mm crosse pliée
833 mm crosse dépliée
Longueur du canon 250 mm
Capacité chargeur droit de 32 cartouches

 

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MAUSER 98K

La Karabiner 98k (en abrégé Kar98k ou K98) est une carabine à répétition manuelle par verrou allemande conçue par Mauser Waffenfabrik. Elle fut adoptée en 1935 par la Wehrmacht. Elle équipait une bonne partie des troupes. Plus de 15 millions d'unités furent produites jusqu'en 1945.

Les militaires allemands définissaient alors une Karabiner comme une carabine dont la bretelle se fixait latéralement. Il s'agit de la version raccourcie, et donc plus maniable et d'un poids inférieur, du fusil Mauser modèle 1898 utilisé pendant laPremière Guerre mondiale. Le Kar98k se charge au moyen d'une lame-chargeur de cinq cartouches[1] de 7,92 mm Mauser. Cette carabine est une arme très puissante et de bonne taille, maniable et simple de conception.

Pendant la Seconde Guerre mondiale elle était l'équivalent fonctionnel duSpringfield M1903 américain ou du Lee Enfield nº4 britannique, mais était inférieure au Garand capable de tirer en semi-automatique. Le Kar98k était supérieur par sa munition plus lourde et plus puissante que le 30-06 américain. L'ajout d'une lunette de tir au Kar98k (comme la lunette Zielfernrohr39 et la ZF41) permet d'en faire un fusil de très bonne précision, dépassant de très loin celle du fusil Springfield 1903 utilisé par les États-Unis.

Le mécanisme du Mauser 1898 et 98k est le fameux système Mauser, il est très apprécié par les chasseurs et les tireurs sportifs grâce aux multiples calibres proposés par des marques qui reprennent ce système fiable et simple qu'est le système Mauser (Parker Hale 1000, 1100, 1200…). La production de cette carabine a été telle que l'on trouve encore aujourd'hui des quantités formidables de pièces de rechange neuves d'origine. Le système Mauser est encore de nos jours une marque de qualité et de robustesse.

Le bois utilisé de 1934 à 1939 était du noyer massif, puis dû au manque de bois de qualité, il fut recouru au bois de hêtre lamellé-collé, c'est-à-dire que le bois intérieur était fait à partir de bois aggloméré et l'extérieur sur une épaisseur de 2,5 mm était composé de lamelle de bois collé à chaud. Cette technique lui permettait d'être aussi solide que du bois massif, mais légèrement plus lourd que le noyer.

  • Calibre : 8 x 57 JS également appelé « 7.92 x 57 mm » ou « 8 mm Mauser »
  • Longueur : 110 cm
  • Longueur du canon : 59,94 cm
  • Poids : 3,92 kg (crosse en noyer) ou 4,2 kg (crosse en lamellé-collé)
  • Magasin : magasin interne, rechargement à l'unité ou par clip
  • Capacité : 5 coups
  • Cadence de tir : approximativement 15 tirs par minute
  • Hausse à curseur tangentielle graduée de 100 à 2 000 mètres
  • Portée pratique: 500 m (547 yd) (avec la hausse)/800+ m (875 yd) (avec lunette)

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LUGER P08

 

Développé en 1898 par Georg Luger à partir du pistolet Borchardt C-93, cette arme sera utilisée tout à la fois au cours de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Elle a été produite et mise en service dans plusieurs pays en tant qu'arme réglementaire (Allemagne et Suisse par exemple). En France, elle équipa la Gendarmerie, l'Armée de terre et la Préfecture de Police de Paris, entre 1945 et 1955. Les 5 000 armes françaises comme les Walther P38 utilisés dans les mêmes conditions, venaient des Usines Mauser alors occupées.

Le nom Parabellum vient du latin Si vis Pacem, para bellum (si tu veux la paix, prépare la guerre). Il sera initialement chambré en 7,65 mm Parabellum, munition directement dérivée du 7,65 mm Borchardt utilisée par le pistolet Borchardt C-93. Son chambrage sera ultérieurement modifié afin de permettre l'utilisation d'une balle d'un calibre supérieur, le 9 mm Parabellum, la munition d'arme de poing la plus répandue depuis. Les deux calibres cohabiteront (l'armée suisse utilisa le Luger 1900/1906 chambré en 7,65 mm Parabellum, plusieurs fois modifié et remplacé en 1949 par le Sig P210).

Le modèle standard de l'armée allemande est adopté sous le nom de P08correspondant au modèle de 1908 chambré en 9 mm Parabellum et doté d'un canon de 10,2 cm (simplifié en 1914 devenant le P08/14). Le modèle produit pour la marine (de 1904 à 1918) a un canon de 15,2 cm, 20,3 cm pour celui destiné aux artilleurs. Les modèles commerciaux présentent des canons s'échelonnant de 9,8 cm à 35 cm pour une versions carabine munie d'une crosse détachable.

Le Luger Parabellum, s'il était une arme confortable, précise (dans la limite de la précision d'une arme dépourvue d'instruments de visée réglables) et relativement fiable pour son époque restait cher à produire et capricieux en comparaison des modèles développés à sa suite tels le Browning Hi-Power ou le P38.

Si le Luger n'a pas subi de modification majeure durant sa carrière, il n'en va pas de même pour la munition de 9 mm Parabellum développée pour cette arme. L'extension de l'utilisation de cette cartouche pour des pistolets mitrailleurs (comme le MAT 49 en France, le Sten britannique ou le Uzi israélien) aux mécanismes plus lourds a nécessité un chargement plus musclé de la munition. Dans bien des cas, le chargement des munitions actuelles dépasse les capacités du fragile mécanisme « à genouillère » du Luger.

Le Luger Parabellum est définitivement devenu une pièce de collection à partir desannées 1950.

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MG 42

 

L'armée allemande lança la conception de la MG42 pour pallier le principal défaut de sa mitrailleuse précédente, la MG34. Celle-ci, bien que très efficace et polyvalente, avait un coût de fabrication trop élevé pour une nation en guerre, et exigeait beaucoup de matériaux et de main d'œuvre spécialisée car elle intégrait un nombre important de pièces requérant un usinage de précision. Metall und Lackierwarenfabrik Johannes Grossfuss AG, spécialiste du métal embouti, fut chargée du développement de la nouvelle arme en 1939. Le principe du court recul du canon, déjà en vigueur sur la MG34, fut conservé avec un accélérateur de recul faisant aussi office de cache-flamme en bout de canon. Mais le mécanisme de verrouillage de la culasse fut repensé en utilisant le brevet (n° US2089671 du 8 juillet 1933) du polonais Edward Stecke (Panstwowe Wytworine Uzbrojenia). Il utilisait deux galets situés dans la tête de culasse qui étaient poussés contre le canon pour verrouiller l'ensemble. Durant le recul, ils étaient ressérés, séparant le canon et culasse. Le chargeur d'assaut de son prédécesseur et sa fixation furent abandonnés pour simplifier l'ensemble. La méthode de fabrication s'inspira de celle du MP-40, avec un recours important à l'estampage et à l'assemblage par soudure, le montage étant réalisable dans des ateliers de mécanique standards (selon un mode de production déjà mis en œuvre pour le Chauchat). Le modèle créé, appeléMG39, était encore assez similaire à la MG34 mais sa construction requérait deux fois moins de temps (75 heures au lieu de 150) et moins de métal. Son prix de revient était de 250 Reichsmark contre 327. L'étude fut poursuivie pour améliorer encore l'arme, le sélecteur de tir fut lui aussi abandonné et la construction encore simplifiée. Cette version fut officiellement adoptée par la Wehrmacht sous le nom de MG42. Au moins quatre sociétés furent chargées de la fabrication en série : Grossfuss, Mauser-Werke, Gustloff-Werke et Steyr-Daimler-Puch. Dès 1942, 17 915 exemplaires furent construits, 116 725 suivirent en 1943, 211 806 en 1944 et 61 877 en 1945.

Une de ses caractéristiques les plus appréciées était sa cadence de tir, de 1 800 au debut de sa fabrication à 1 200 coups par minute au milieu de l'année 1944. Elle rendait les différentes détonations indiscernables pour l'oreille humaine et le bruit de son tir ressemblait à une déchirure dans du tissu (Les Alliés la surnommèrent d'ailleurs "la tronçonneuse d'Hitler" en raison du son si caractéristique qu'elle produisait). Elle était aussi moins sensible à la poussière et plus légère avec 11,6 kg en configuration bipied. Sa cadence de tir provoquait un échauffement rapide du canon dont l'échange était réalisable en 6 à 10 secondes, et deux ou trois canons étaient fournis avec chaque arme, ce qui garantissait une cadence de tir pratique assez élevée. La MG42 pouvait être montée aussi bien sur les trépieds destinés à la MG34 que sur le nouveau modèle dessiné spécialement pour elle, le Lafette 42, pesant 20,5 kg. Son emploi sur les blindés fut cependant assez limité car la MG34 donnait satisfaction dans ce rôle, son canon plus lourd chauffait moins vite.

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STG 44

 

Le Sturmgewehr 44, abrégé StG 44, est un fusil d'assaut développé par leTroisième Reich en 1942 pour la Seconde Guerre mondiale. Il est généralement considéré comme le premier fusil d'assaut moderne.

Il est parfois nommé MP 43 et MP 44 dans les premiers stades de développement, suivant la désignation du pistolet mitrailleur MP 40, de la mitrailleuse MG 42 et du fusil mitrailleur FG 42, avec de légères différences comme une crosse avec une pente légèrement différente ou un viseur de forme différente.

 

Le Sturmgewehr 44 offrait une bonne précision et une portée suffisante pour la majorité des échanges de tirs et sa fabrication par estampage de feuilles de métal reprise du pistolet mitrailleur MP 40 et de la mitrailleuse MG 42 était peu onéreuse.

Les prototypes de l'arme furent désignés MKb 42H et MKb 42W en fonction de leur constructeur, « H » pour la firme Haenel, et « W » pour la firme Walther, avec « MKb » pour "Maschinenkarabiner". Il fut ensuite utilisé en très petite quantité sur leFront de l'Est à partir de 1943 sous la dénomination MP 43. La désignation « MP » pour Maschinen Pistole désignant normalement les pistolets mitrailleurs avait été adoptée car Adolf Hitler estimait que la nouvelle munition n'était pas assez puissante pour prétendre être un fusil.

En fait, le Führer eut connaissance de l'existence de cette arme en lisant les rapports de terrain qui ne venaient pas de ses subordonnées immédiats. Ces rapports demandaient notamment quand cette arme appréciée serait massivement disponible. Ces notes positives convainquirent Hitler que l'adoption d'un nouveau calibre en valait la peine. Sa fabrication en série fut autorisée à partir de 1944, il changea alors de nom pour MP 44 en avril 1944 et Sturmgewehr 44 en décembre de la même année.

Hormis sur le Front de l'Est, il fut utilisé en Italie et en Normandie mais ne fut massivement utilisé que lors de la bataille des Ardennes (16 décembre 1944 - 25janvier 1945). Lors de cette dernière, le Sturmgewehr 44 démontra sa redoutable efficacité pour pallier le défaut de l'équipement allemand face aux pistolets mitrailleurs PPS-43 soviétique et carabines américaine USM1/USM2 qui avaient les mêmes performances tactiques et la même portée effective de combat.

Cette arme, première de sa catégorie, n'était pourtant pas exempte de défauts. Elle était assez lourde, inconfortable à tirer depuis une position allongée (le grand chargeur gênait considérablement et un chargeur de dix coups fut créé tardivement pour pallier cet inconvénient) et présentait une certaine fragilité au niveau de la crosse. En outre, sa grande cadence de tir avait sa rançon : l'échauffement du canon, isolé de la main du tireur par un simple garde-main en tôle et la consommation excessive de munitions (qui empêcha sa distribution).

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