Un pilote Allemand sauve un équipage de B-17

21/04/2013 18:45

 

Le second lieutenant Charles L. BROWN était pilote de B-17 au sein du 379ème Bomber Group / 527ème Squadron, basé à Kimbolton en Grande Bretagne. 
 
Nous sommes le 20 Décembre 1943, quelques jours avant Noël. De retour d'une mission à Bremen en Allemagne son B-17 "Ye Old Pub" (42-3167) était dans un sale état, touché par la flak et quelques chasseurs. Le compas était endommagé et, déboussolé, il s'enfonçait dans le territoire ennemi en pensant faire route vers Kimbolton. 
Alors qu'il venait de survoler un aérodrome allemand, l'Oberleutenant Franz STIEGLER du 6./JG 27, reçu l'ordre de sauter dans son Bf109 et d'aller descendre la forteresse volante. 
Quand il fut suffisamment proche du B-17, Franz n'en cru pas ses yeux. Selon ses propres mots, il n'avait "jamais vu un avion dans un si mauvais état". La section arrière était sévèrement touchée et le mitrailleur de queue était blessé, le nez de l'appareil était fracassé et l'appareil criblé d'impacts d'obus.
Oubliant un instant son ordre de mission, Franz se mit en patrouille au côté du B-17 et posa son regard sur Charlie. BROWN se démenait pour maintenir son piège en état de vol. 
Comprenant qu'ils ne savaient plus où ils allaient, Franz agita les ailes pour faire signe à Charlie de le suivre. Il les escorta et les guida jusqu'au dessus de la mer du Nord en face de l'Angleterre. Puis, il salua Charlie BROWN et reprit le cap du continent. 
Après s'être posé Franz raconta qu'il avait descendu l'avion au-dessus de la mer et ne dit jamais la vérité à quiconque. Quant à Charlie BROWN et au reste de son équipage, ils racontèrent toute l'histoire lors du débriefing, mais ils reçurent l'ordre de ne pas en parler. 
 
Plus de 40 ans après, Charlie chercha à retrouver le pilote de la Luftwaffe qui avait sauvé son équipage. Après des années de recherches, Franz fût retrouvé. Il n'avait jamais dit un mot de cette histoire, même lors des réunions d'après guerre.
 
Ils se sont rencontrés aux Etats-Unis lors d'une réunion du 379ème Bomber Group, avec à leurs côtés 25 personnes qui ne doivent leur vie qu'au simple fait que Franz n'a pas ouvert le feu ce jour là. 
 
 

 

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