Un ancien gardien US est persuadé d'avoir fourni le poison pour maréchal Goering

21/05/2015 23:54
Un ancien gardien aux procès du régime nazi à Nuremberg est persuadé d'avoir fourni le poison que le maréchal Hermann Goering pour se suicider quelques heures seulement avant son exécution pour crimes de guerre, rapporte le Los Angeles Times dans son édition de lundi 7 février. 
Herbert Lee Stivers, aujourd'hui âgé de 78 ans, était un simple soldat de 19 ans quand il a remis à Goering des notes écrites et un stylo contenant une capsule à la demande de deux hommes qui lui avaient dit que le dirigeant nazi était un "homme très malade" qui avait besoin de médicament, précise le quotidien. 
 
Aujourd'hui, ce métallurgiste à la retraite, qui a décidé de rompre le silence à la demande de sa sœur, est persuadé que ce "médicament" était le cyanure qui a tué Goering le 15 octobre 1946, la nuit précédant son exécution programmée. Le chef des forces aériennes nazies avait été condamné à la peine capitale le mois précédent. 
"Je me suis senti assez mal après son suicide. J'ai eu une drôle de sensation. J'étais persuadé qu'il n'avait aucun moyen de dissimuler le poison sur son corps", souligne Stivers. 
Il explique qu'il avait accepté de remettre les notes et le stylo après avoir été présentés aux deux hommes qui s'appelaient eux-mêmes Eric et Mathias. "(Erich) m'a dit que c'était un médicament et que si celui-ci faisait de l'effet et que Goering se sentait mieux, ils lui en enverraient d'autre. Je n'ai jamais pensé au suicide quand je l'ai donné à Goering. Il ne m'a jamais paru en mauvaise forme morale". 
Aux procès de Nuremberg, explique encore Stivers, les gardiens pouvaient parler aux prisonniers et même leur demander des autographes. Il se souvient de Goering comme d'un "homme très plaisant" s'exprimant dans un assez bon anglais. Stivers a été présenté à ses deux "contacts" par une belle femme qui l'avait "dragué". 
Une enquête de l'armée américaine a conclu que Goering avait toujours eu du cyanure dissimulé sur lui ou derrière les toilettes de sa cellule. 
Il était impossible dans l'immédiat de vérifier les dires de Stivers mais le Los Angeles Times note que les archives militaires montrent qu'il a bien été gardien pendant les procès de Nuremberg. 
Une porte-parole du Pentagone à Washington s'est refusée à tout commentaire. 
Aaron Breitbart, un chercheur du centre Simon-Wiesenthal de Los Angeles estime, lui, que l'histoire de Stivers est "suffisamment incroyable pour être vraie". Mais il n'y a aucun moyen de la vérifier. "Personne ne sait qui l'a fait sauf la personne qui l'a fait", souligne-t-il au Los Angeles Times.
 
 

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