Opération Transportation Plan

20/12/2014 14:55
plan d'attaque des voies de communication, destiné à préparer le débarquement en Normandie, arrêté le 25 mars 1944. Il s'agissait de détruire les infrastructures de chemin de fer, notamment les gares de triage, afin d'empêcher l'armée allemande d'acheminer des troupes et du matériel vers l'ouest de la France. La méthode était celle des Américains : bombarder de jour, en volant à haute altitude, pour éviter la DCA, cette méthode étant jugée plus précise que celle des Britanniques, qui consistait à bombarder de nuit.
Entre 6 et 7 heures du matin, environ 900 avions américains de la 15th USAAF partirent de trois aérodromes de la région de Foggia, dans le sud de l'Italie : San Giovanni, Giulia et Stornara. Les bombardements eurent lieu entre 10 et 11 heures du matin, par un ciel clair. Les objectifs militaires furent fortement touchés, mais l'imprécision du bombardement à haute altitude fit de nombreuses victimes civiles. Les avions rentrèrent à leur base, avec très peu de pertes, entre 14 et 15 heures.
Les bombardiers utilisés étaient des Consolidated B-24 Liberator et des Boeing B-17 Flying Fortress. Ils étaient escortés de cinq groupes de chasseurs North American P-51 Mustang et Lockheed P-38 Lightning du 306th Fighter Wing.
 

Les villes bombardées

Chambéry
À 10 h 15, les premières vagues d'avions sont aperçues par les guetteurs de la tour du château des ducs de Savoie .
Deux groupes de bombardement : les escadrilles 459 (459th_Bombardment Wing ) puis 454 (454th_Bombardment_Wing ) du 304th Bomb Wing, soit 72 B-24 Liberator de l'USAAF .
Environ 164 tonnes de bombes lâchées, soit 720 bombes de 227 kg chacune .
La gare de Chambéry, son triage et 45 locomotives sont détruites, mais la rotonde ferroviaire, bien que fortement soufflée, reste intacte ;
Nombreux immeubles civils du centre-ville détruits faisant 200 morts, 300 blessés et 3 000 sans-abris (parmi les victimes, le docteur Jean Desfrançois), un tiers des immeubles du centre-ville est détruit (environ 10 à 12 hectares rasés).
06-15-bombchy-coupe-photo13.jpg
Chambéry en ruine ( source: Collection Serge Coupé )
Grenoble
Deux groupes de bombardement (455th et 456th) du 304th Bomb Wing, équipés de B-24. Le bombardement touche les villes voisines de Saint-Égrève[2] et surtout de Saint-Martin-le-Vinoux où se trouve la gare de triage. L'objectif visé, le pont ferroviaire reliant Saint-Martin-le-Vinoux à Grenoble n'est pas touché, et l'on dénombre 37 victimes parmi les riverains.
Lyon
3 groupes du 47th Bomb Wing visant la Gare de Lyon-Vaise et 3 groupes du 49th Bomb Wing visant la gare de Lyon-Mouche
Les gares de triage de Lyon-Mouche et de Lyon-Vaise ont été détruites, ainsi que le siège de la Gestapo, qui occupait l'école de santé militaire, située 14 avenue Berthelot, près de la voie ferrée.
Environ 1 000 morts.
Grenoble le 26 Mai 1944
Saint-Étienne
cinq groupes de bombardement, dont le 463 rd, du 5th Bomb Wing, soit 176 B-17
environ 450 tonnes de bombes lâchées
la gare de triage a été touchée par quelques bombes (réparations effectuées en trois jours); par contre, c'est dans le quartier du Soleil situé immédiatement au nord de la gare qu'il y eut le plus de morts.
912 morts parmi lesquels 24 élèves et 8 maîtres de l'école primaire du quartier de Tardy: Neuf bombes sur dix n'ont pas atteint leur cible.
Saint Etienne le 26 Mai 1944 Soure: ( Collection amis vieux Saint Etienne )
Nice et Saint-Laurent-du-Var
L'opération militaire aérienne du 26 mai 1944 menée sur Nice et Saint-Laurent-du-Var a durablement marqué les esprits dans l'agglomération niçoise par l'ampleur des destructions et des pertes humaines occasionnées aux azuréens. L'opération est menée par le 47th Bomb Win de la 15e Air Force. Cette unité compte 143 B-24 Liberator : 35 B-24 pour le 98e Bomber Group, 29 B-24 pour le 376e Bomber Group, 40 B-24 pour le 449e Bomber Group et 39 B-24 pour le 450e Bomber Group. Les avions décollent de plusieurs bases du sud de l'Italie.
 
Les trois premières vagues ont pour objectif la destruction de la gare de triage et de marchandises de Saint-Roch au nord-est de Nice et les établissements Michel travaillant pour l’effort de guerre allemand. Elles se composent des 98e Bomber Group, 376e Bomber Group et 450e Bomber Group.
Les objectifs militaires sont atteints mais les civils des quartiers Saint-Roch, Riquier, Pasteur et République à Nice sont durement touchés : 5 600 sinistrés, 438 immeubles détruits ou endommagés (dont les Abattoirs et le dépôt T.N.L.), 5 locomotives et 160 wagons détruits et 50 % des voies de la gare de marchandises de Saint-Roch hors d’usage. Les chiffres du bilan humain varient selon les sources : 313 tués, 153 disparus et 473 blessés pour L'éclair des 28, 29 et 30 mai 1944[8], 384 tués et disparus et 480 blessés, 313 ou 384 tués et 153 disparus.
Saint Laurent du VAR

 

© 2011 Tous droits réservés.

Optimisé par le service Webnode