Opération TITANIC

23/07/2013 17:04

Pour induire en érreur les allemands,  les Alliés imaginent de larguer de fausses unités au-dessus de la Normandie en même temps que les opérations d'aérolargage des véritables unités parachutistes.

Cette diversion chargée de brouiller les pistes est réalisée par le biais de mannequins en toile, accrochés à des parachutes. Les Alliés choisissent certaines zones de largage afin de rentabiliser au mieux cette incroyable manoeuvre de déception : ils sélectionnent la région de Saint-Lô, celle d'Yvetôt, le sud de Caen et l'est de l'Orne.
 
Aux premières heures du 6 juin 1944, en pleine pénombre, les mannequins sont largués sur les zones de saut : 200 à Saint-Lô, 200 à Yvetôt, 50 au sud de Caen et 50 à l'est de l'Orne. Ces mannequins mesurent cinquante centimètres de long et sont confectionnés en toile de jute. Certains modèles sont équipés d'appareils permettant de produire des bruits d'armes automatiques.
 
Pour augment l'effet de réalisme de l'ambiance sonore, six commandos du S.A.S. (Special Air Service) répartis en deux équipes sont parachutés en même temps que les 200 mannequins destinés à la région d'Yvetôt. Ils transportent avec eux du matériel de sonorisation diffusant des sons de fusillade qu'ils mettent en oeuvre une fois au sol.
 
Pour empêcher les Allemands de déceler trop tôt cette tromperie, les mannequins sont également équipés d'un système d'autodestruction qui s'active peu de temps après l'atterrissage, pour que les Allemands ne découvrent que des parachutes sans leur propriétaire une fois le ratissage de la zone de saut effectué. Ces mannequins, surnommés familièrement "Rupert", sont largués depuis des bombardiers légers de type Short Stirling. Lors du survol des zones de saut le Jour J, deux appareils sont abattus par la défense anti-aérienne allemande.
 
 
 

 

© 2011 Tous droits réservés.

Optimisé par le service Webnode