Les missions des Jedburg

19/12/2014 18:58

Qu'est ce qu'une équipe de JEDBURGH

Elles furent conçues au début 1944 par l'état-major interallié pour établir un contact plus étroit et plus militaire avec une force intérieure d'une réelle efficacité, possible si on l'encadrait et l'armait un peu plus sérieusement; d'où la constitution de 87 équipes" Jedburgh » (le nom d'un bourg écossais près de la frontière anglaise) dont 25 en Afrique du Nord, différentes des équipes O.G.O. et S.A.S chargées d'une mission particulière et complètement autonomes. Un officier anglais ou américain et un officier ou sous-officier anglais ou américain, parfois français, formaient l'équipe entraînée dans une école spéciale du Lancashire, du Gloucester ou à CherChell, tous étant volontaires et parlant peu ou prou le français (saut en parachute, connaissance des trois armements alliés, des explosifs, de la guérilla, du sabotage).
Puis à Milton Hall on leur apprenait à vivre dans les bois, dépecer un mouton, les longues marches et les fuites rapides, l'usage de la radio et le morse en cas de décès de l'opérateur et de véritables manoeuvres eurent lieu. Enfin, les partenaires se choisissent (mars 1944 : début de la " saison des amours ») librement et vivant ensuite en commun dans le travail et le repos pour être parfaitement solidaires le jour venu.

Les missions

Parachutés en uniforme, affectés en généra! à un département, ils devaient rencontrer les chefs (ou agents secrets) et enquêter sur la valeur des Forces de l'intérieur puis organiser, encadrer, armer, financer, suivant les besoins constatés. Ils devaient trouver les D.Z. (dropping zones) pour parachutages et atterrissages, les effectifs réels et possibles, la valeur de l'encadrement, les coordonnées des D.Z. et besoins en armement (ou en vivres et médicaments) étaient indiqués à Londres. Ils devaient ensuite instruire les F.F.L avec l'armement britannique et les explosifs, évitant de se mêler aux conflits entre elles mais assurant éventuellement le groupement et l'encadrement.
Dans le centre de la France, à cause de l'effet de ventouse provoqué sur les troupes allemandes par le débarquement en Normandie qui ne laisse d'occupants que dans les villes importantes et les postes stratégiques (contrairement à ce qui se passait en juin et juillet en Bretagne), les éléments " Jedburgh » ont été déçus parfois par la facilité de leur mission. C'est surtout en juillet et en août qu'ils furent parachutées au sud de la Loire et dans le Massif central. Presque tous les rapports des Jedburgh de ces régions expriment le regret d'une arrivée trop tardive qui ne leur a pas permis d'exécuter leur mission aussi complètement qu'ils auraient pu et voulu.
 
En effet, parachutées après le débarquement de Provence pour préparer l'avance alliée en août et septembre " beaucoup d'entre elles ont été heureusement surprises par l'arrivée rapide des colonnes alliées et ont à peine eu le temps de contacter les F.F.I ». Elles ont pu servir de liaison entre les F .F .I et les colonnes, renseigner et guider les Alliés.
 

© 2011 Tous droits réservés.

Optimisé par le service Webnode