Les camps de prisonniers Stalag

03/12/2014 10:04

LES CAMPS DE PRISONNIERS DE GUERRE

Bon nombre de soldats Français furent capturés en 1940 sur les lieux mêmes de leur cantonnement qui se transformeront ainsi en camps provisoires de prisonniers connus sous l'appellation officielle allemande de :
 
Kriegsgefangenen-Auffanglager (camps de récupération de prison niers de guerre).
Armee-Kriegsgefangenensammelstellen (AGSST) (centres de rassemblement deprisonniers de guerre).
Durchgangslager (DULAG) (camps de passage).
Frontstammlager (FRONTSTALAG) (c amps de rassemblement de prisonniers de guerre de tous grades)
Les FRONTSTALAG constituaient, en quelque sorte, de véritables camps de transit pour les prisonniers avant leur acheminement vers les camps définitifs situés en Allemagne (STALAG, OFLAG).
 
Ils étaient dotés d'une organisation très structurée et rassemblaient un personnel important. Ils dépendaient, comme les AGSST, de commandants régionaux. 
Les FRONTSTALAG reprirent très souvent les camps provisoires établis par les troupes de combat et leur activité fut, dans la plupart des cas, très limitée dans le temps.
chars allemand et prisonniers de guerre français mai juin 19401 500x339 Les Frontstalag en France
 allemands et prisonniers de guerre français mai juin 1940  ( Source: prisonniers-de-guerre.fr )
 
La “Blitzkrieg” contre la France fit tomber près de 1.850.000 prisonniers de guerre entre les mains de la Wehrmacht victorieuse.
Près de la moitié d´entre eux entrèrent d’ailleurs en captivité après que Pétain, dans l´attente d´un traité de paix imminent, eut appelé à cesser le combat. Dans les premières semaines, les prisonniers originaires de l´Alsace et de la Lorraine annexées de fait, furent relâchés (parfois pour se retrouver peu de temps après enrôlés de force dans la Wehrmacht).
 
Les blessés et les malades furent également remis en liberté et certains prisonniers réussirent à s’évader. Les 90.000 prisonniers, pour la plupart de couleur, des colonies françaises et d´Afrique du nord ainsi que 110.000 autres prisonniers de guerre restèrent d’abord dans les Frontstalags en France. .
Des milliers d’hommes se retrouvent ainsi prisonniers de guerre de l’ennemi après avoir vainement combattu. 
La majorité de ces combattants de la campagne du printemps 40 est dirigée vers l’Allemagne après avoir fait des haltes dans des cantonnements provisoires ou des campements de fortune. 
Mais beaucoup de ces soldats, désormais prisonniers, n’ont pas vu un champ de bataille ; souvent réservistes, ils attendaient de partir au combat dans des casernes et se sont fait « cueillir » par l’occupant qui de jour en jour gagne du terrain. Leur séjour va se prolonger plusieurs mois, en France, dans des fronstalags.
 
L’Allemagne nazie renvoyait les prisonniers de guerre noirs et maghrébins de l’Armée française dans la zone occupée française, le plus rapidement possible par peur de maladies tropicales ou d’atteinte à la « pureté du sang aryen ».
Ils étaient dispersés dans les 57 frontstalags dont celui de Vesoul, le camp de discipline pour les « indigènes coloniaux ».
Les soldats noirs détenus au 31 décembre 1943 seront encore 10 475.
Certains d’entre eux parviendront à s’évader, ou seront libérés par les Forces françaises de l’intérieur (FFI) qu’ils rejoignirent souvent.

 

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