Le sergent Léo Gariépy, le héro canadien de Juno Beach

02/10/2014 11:20
Le 5 juin 1944 à 21h00, le navire qui embarque Léo Gariépy à destination de Juno Beach largue les amarres. À minuit, les éléments se déchaînent. L'humidité, le froid, la houle et le mal de mer épuisent Léo et les autres soldats.
 
À l'aube, les chefs de char effectuent les dernières vérifications de l'équipement amphibie et de l'armement. L'affrontement débute, les navires lance-fusées ouvrent le feu. Le commandant de bord informe les tankistes que l'état-major proclame la mer trop agitée et que la péniche les débarquera sur la plage. Devant la détermination des soldats qui se sont entraînés à ce type de situation et la peur d'être empalé dans les barges, l'officier donne l'ordre d'ouvrir les rampes. La péniche met cap au vent et le blindé de Léo sort le premier. La mer rend difficile la mise en formation et face au désordre, Léo donne l'ordre de foncer droit vers la plage. Un sous-marin miniature fait surface et guide le véhicule amphibie à travers les obstacles. Les chenilles touchent enfin terre. L'avance dans le sable mou est lent et difficile. À 6h45, le 6 juin 1944, Léo Gariépy atteint la ferme de la plage avec 15 minutes de retard. Des dix-neuf chars lancés en mer, neuf atteindront la plage malgré les tirs de mortiers et de mitrailleuses.
Le sergent Gariépy dirige son char vers la rive droite de la rivière Seulles et tire à plusieurs reprises sur son premier objectif, la Maisonnette, une casemate camouflée cachant un canon de 88 mm2. La riposte cesse et croyant l'endroit désaffecté et sécuritaire, l'équipe en profite pour manger et reprendre des forces. Un tir soulevant le char obligea Léo à reprendre la position de tir. Après quelques tirs, Léo se dirigea ensuite à l'arrière et réussit à faire tomber l'épaisse porte de la casemate.
( Image tirée du film STORMING JUNO )
 
Léo Gariépy dirige ensuite son blindé vers un rail de chemin de fer. Face à un fossé antichar, le chef d'un AVRE (Armoured Vehicle Royal Engineers) accepte de stationner son char dans ce trou pour faire office de pont, ce qui fera gagner de précieuses minutes. Arrivé sur la route principale et craignant les mines, Léo décide de se « construire » une ruelle à travers les murs des jardins et les maisons tout en suivant une route parallèle à la mer. Le char doit s'arrêter, un camion-gazogène bloque son avancée. Léo sort la tête du char et apostrophe trois individus pour qu'ils enlèvent le camion. Étonnés d'entendre parler français, Léo doit expliquer qu'il est canadien.
 
Il arrive ensuite devant la Mairie, rue de la Mer et continue vers le cimetière. Après l'attaque d'un nid de mitrailleuses, Léo donne l'ordre de tirer sur une immense demeure au fond d'un parc. Une trentaine de soldats et d'officiers allemands sortent les bras au ciel de la Kommandantur qui est le quartier général des communications du secteur. C'était le premier groupe d'allemands étant pris vivants de l'opération Overlord. Les prisonniers sont pris en charge par l'infanterie et Léo cherche un point de rencontre avec son escadron. Ils se rendent près de l'entrée du cimetière, il est 8h30. L'infanterie prend possession du Clos-Charlotte et de la Kommandantur. Le contact radio rétabli, le capitaine Smuck donne l'ordre de se regrouper sur la place du Marché et d'éliminer les mortiers en poste sur la route de Reviers. La population est de plus en plus présente dans les rues, quand survient une nouvelle attaque. Un canon camouflé réussit à détruire cinq blindés avant qu'il ne soit arrêté par un tir du canonnier de Léo. Léo fut réprimandé par le capitaine pour avoir tiré sur une cible à bout portant, environ 30 pieds (9m). Sur le chemin de Fontaine-Henry, Léo reçu l'ordre de faire demi-tour. Dans son élan, il était le seul à proximité de Caen.

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