Le Héros Léo Major

16/02/2013 17:24

 

Le débarquement allié en France

Léo Major s'enrôle en 1940 à l'âge de 19 ans. Il arrive en Écosse au début de l'année 1941. Il suit l'entraînement de commando en Grande-Bretagne avant le jour J.

Avec cinq autres soldats du régiment de la Chaudière, il participe à la capture de la Juno Beach en Normandie alors que les troupes canadiennes-anglaises sont clouées au sol, et dès la première journée du jour J, il capture un véhicule blindé allemand (Hanomag Sd.Kfz 251), lequel contient du matériel de communication et des codes secrets de l'armée allemande.

Quelques jours plus tard, lors de sa première rencontre avec une patrouille SS, il tue quatre soldats, mais l'un d'eux réussit à lancer une grenade au phosphore. Avec l'explosion, Major perd l'usage de son œil gauche. Le médecin qui le soigne lui déclare : « Mon ami la guerre est finie pour vous. Vous allez retourner en Angleterre. », ce à quoi Major répond : « Pas du tout ! Désolé, mais j'ai une guerre à finir ». Il refuse d'être évacué.

Pendant la bataille de Normandie, il détruit un char d'assaut Panzer dans le village de Rots et élimine les SS qui tendaient une embuscade à une escouade de Régiment de la Chaudière.

Il continue son service comme éclaireur et tireur d'élite, en insistant sur le fait qu'il n'a besoin que d'un seul œil pour voir avec son arme. Selon lui, « il ressemblait à un pirate. »

 

Pays-Bas, été 1944

Lors de la bataille de l'Escaut dans le sud de la Hollande, Léo Major capture 93 soldats allemands à lui seul.

Au cours d'une reconnaissance, seul, il repère deux soldats allemands marchant le long d'une digue. Comme le temps est froid et pluvieux, il se dit, « je suis gelé et mouillé à cause de vous, vous paierez. » Après avoir réussi à capturer le premier Allemand, il tente de l'utiliser comme appât pour se saisir du reste de l'unité. Le second soldat avait tenté d'utiliser son arme, mais il fut rapidement tué. Léo Major continue sa mission dans le but de capturer le commandant de l'unité et forcer celle-ci à se rendre. La garnison allemande se rend après que trois autres soldats sont abattus par Major. Dans un village voisin, des troupes SS voyant des soldats allemands escortés par un soldat canadien tirent sur leurs propres camarades, en blessant quelques-uns et en en tuant sept. Major méprise le feu ennemi et continue à escorter ses prisonniers à la première ligne canadienne. Il ordonne alors à un char canadien de tirer sur les troupes SS.

Il revient au camp avec près d'une centaine de prisonniers. C'est pour cette action qu'il est choisi pour recevoir une Médaille de conduite distinguée. Il ne la recevra cependant jamais. Il refuse la médaille car il estime que le Général Montgomery, qui devait lui remettre la décoration, est militairement incompétent.

 

Le 28 février 1945, Léo Major aide l'aumônier du régiment, le Padré Delcourt à récupérer les corps de soldats d'un char Tigre pour les mettre dans un véhicule de transport : un Bren Carrier. Après avoir fini de charger les corps, l'aumônier s'assoit près du conducteur, Major prend place à l'arrière. Le véhicule roule sur une mine antichar et l'aumônier Delcourt et le conducteur sont tués sur le coup, alors que Léo Major est projeté en l'air, avant d'atterrir durement sur le bas du dos, qu'il se brise. Sans connaissance, il est placé derrière un camion par des médecins pour le transporter vers un hôpital de campagne situé à 50 km. Le camion s'arrête toutes les 15 minutes pour qu'on puisse lui injecter de la morphine et qu'il supporte la douleur. De nouveau on lui dit que la guerre est finie pour lui et qu'il sera rapatrié vers l'Angleterre en raison de ses fractures au dos en 3 endroits, en plus d'entorses aux deux chevilles et quatre côtes cassées. Une semaine s'écoule et Major a l'occasion de fuir. Il réussit à obtenir d'une jeep passante qu'on le conduise à Nimègue, une ville où il avait précédemment rencontré une famille hollandaise, les Slepenbeck. Il séjourne chez la famille près d'un mois avant de rejoindre son unité fin mars 1945.

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