Armes légères et lourdes

13/01/2013 16:03

 

LES ARMES DE L' US ARMY

 

 

le GARAND M1

 

Ce fusil fut créé en 1936 par un ingénieur de l'usine Springfield nommé John Garand, d'origine franco-canadienne. Il pèse environ 4,9 kilogrammes et se recharge par un clip de 8 cartouches de calibre .30-06 (7,62x63mm puis disponible en 7,62*51 mm). Cette arme robuste reçut un accueil particulièrement favorable par les troupes américaines. L'arme est fortement inspirée des fusils semi-automatique Français R.S.C. Mle 1917 et R.S.C. Mle 1918. Il offre une bonne précision jusqu'à 100 m, celle-ci déclinant fortement à partir de 300 m et une cadence de tir respectable, en comparaison du modèle allemand alors répandu (le Mauser Karabiner 98k à répétition manuelle). Il est aisé à démonter et à nettoyer.

Il en fut produit près de 5,5 millions d'exemplaires aux États-Unis et en Italie (par Breda et Beretta sous licence dans le cadre de l'OTAN), dont 4 millions de 1936 à 1945. Sa production cesse en 1957, remplacé par le M14.

Le fusil Garand M1 a aussi été chambré en calibre .308 Winchester (7,62 X 51 OTAN) sans autre modification que le chambrage lui-même, la longueur du canon et la longueur totales diminuées toutes deux de 1,5 centimètre environ. Il a été adopté dans cette configuration par l'armée danoise à la fin des années 1950 (dernière fabrication de cette arme à des fins militaires, effectuée en Italie par Beretta).

 

Le M 1

usm 1 version paras

La carabine M1 (M1 carbine en anglais) produite par Winchester ainsi que de nombreuses autres firmes américaines, est l'arme individuelle la plus produite par les États-Unis durant la Seconde Guerre mondiale, avec 6 332 000 exemplaires construits à la fin du conflit.

C'est en 1937 qu'a commencé, aux États-Unis, la production du fusil M1 semi-automatique, un fusil de conception Springfield, et produit par de nombreuses autres firmes américaines.

Mais en 1940, l'US Army, après un examen de l'équipement de ses unités combattantes, exprima la nécessité de disposer d'une carabine d'un stockage et d'un maniement facile, pouvant être utilisé d'une main tel un pistolet. Plusieurs manufactures d'armement entrèrent alors en compétition et présentèrent leur projet. Le projet Winchester l'emporta et fut retenu sous le nom de carabine calibre 30-M1.

La carabine M1 avait un mécanisme copiant fidèlement celui du M1-Garand (adapté à une munition de taille inférieur) qui fonctionnait par emprunt des gaz produit par la combustion de la poudre de la munition. Elle tirait une munition dite .30 Carbine (7,62x33mm), d'une puissance intermédiaire entre celle d'une cartouche de pistolet et celle d'un fusil.

La carabine connut un succès immédiat. Elle était légère et très maniable, et fut adoptée par de nombreuses unités d'appui, tel que les artilleurs ou les équipages d'unité blindées, mais aussi par les soldats ayant une fonction autre que le combat d'infanterie, tel les radios ou les techniciens des unités de soutien.

 

LA TOMPHSON M1 A1

La Thompson est chambrée pour la .45 ACP alors que la majorité des pistolets mitrailleurs emploient la 9 mm Parabellum, ce qui confère à la Thompson une portée moindre que le MP40 allemand, mais un plus grand pouvoir d'arrêt. Elle peut tirer au choix en coup par coup ou en rafale illimitée, sauf le modèle M1927 qui ne tire qu'en coup par coup.

Le premier modèle mis en production en 1921 est dénommé M1921. Fonctionnant par recul retardé, ses pièces sont usinées, il est doté d'une crosse d'épaule amovible et d'une seconde poignée pistolet placée sous la garde.

Le second modèle sorti en 1923 sous la dénomination M1923 est une tentative ratée d'accroitre sa portée en le dotant d'une munition plus puissante dédiée, le .45 Remington-Thompson.

En 1927, une version semi-automatique uniquement du M1921 sort pour alimenter le marché civil sous le nom de M1927.

Le M1928 sort une année plus tard. Également appelé Navy Model, il est équipé d'une garde horizontale sur la plupart des modèles et reçoit une sangle.

En 1943 pour répondre aux contraintes de la guerre, le M1 est mis en production. L'arme est simplifiée, elle est désormais opérée directement par le recul, elle ne reçoit plus que des chargeurs droits de 20 ou 30 coups. Elle sera suivie d'une version encore plus simple nommée M1A1.

La Thompson usinée était une arme de bonne qualité mais chère à produire, très lourde et d'une portée utile limitée à environ 50 mètres. L'une des toutes premières armes du genre, c'est un pistolet mitrailleur médiocre en comparaison des modèles ultérieurs comme le MP40 de l'armée allemande. Sa capacité au tir automatique demeurait pourtant un gage d'efficacité pour les engagements à courte portée bien que les unités américaines lui préféraient le fusil semi-automatique Garand M1 plus précis et bénéficiant d'une bien meilleure portée ou encore la carabine M1 également semi-automatique, beaucoup plus légère et maniable et d'une portée, qui bien que limitée par rapport à un fusil, était quatre fois supérieure à celle de la Thompson.

 

 

L' USM3 A1 GREASE GUN

Le M3 Grease gun est un pistolet mitrailleur américain introduit pour la première fois en 1942 et déployé dans sa version simplifié appelée M3A1 en 1944. La première version présentait un certain nombre de défauts qui contribuèrent à lui faire une mauvaise réputation au sein des troupes américaines. Il était conçu pour remplacer la Thompson, une arme lourde, peu performante et chère à produire. Le M3 est une arme d'une grande simplicité, constituée pour la majeure partie de feuilles de métal estampées qui a été employée jusque dans les années 1960 et même au-delà comme arme secondaire pour les équipages de blindés.

L'arme est mécaniquement particulièrement simple, opérée par le recul et tirant culasse ouverte et seulement en automatique. Le "levier" d'armement est un simple trou dans la culasse dans lequel on passe le doigt pour manœuvrer le mécanisme. La chambre d'éjection est couverte par un volet articulé qui bloque la culasse quand il est en position fermé. La crosse téléscopique fil de fer est dimensionnée de manière à pouvoir servir de tige de nettoyage du canon quand elle est démontée. Elle comprend aussi un outil pour remplir les chargeurs plus aisément.

Le M3A1 peut aussi être chambré en 9 mm Parabellum en changeant la culasse, le canon et en plaçant un adaptateur pour utiliser les chargeurs du Sten Mk II britannique. Ce changement de calibre perfectionne l'allonge de l'arme qui en . 45 ACP reste limité à une cinquantaine de mètres. Un certain nombre de modèles ont été équipés d'un cache flamme et un millier d'unités a reçu un silencieux pour les opérations spéciales.

Cette arme tire son surnom de grease gun, littéralement pistolet à graisse, de sa forme.

 

 

LE BROWNING BAR

 

Le BAR 1918A2 est sans doute le plus produit des BAR. Il est produit de 1940 à 1945 par IBM et New England Small Arms Corporation (structure rassemblant six firmes pour fournir la demande militaire). Il se différencie des précédents par l'adjonction d'un support tubulaire monté sur la crosse (en arrière de la grenadière). Le bipied, fixé en avant du guidon sur le cache-flamme, comporte des patins. Le devant, encore plus réduit, incorpore une plaque métallique de dissipation thermique. La hausse est maintenant empruntée à la mitrailleuse Browning. Le sélecteur des M1918 et M1918A1 cède sa place à un régulateur de cadence de tir. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l'arme est encore modifiée par un dernier raccourcissement du devant avec de nouvelles rainures de préhension, d'une crosse en matière synthétique, d'un régulateur d'emprunt des gaz. À la fin de 1944, apparut une poignée de transport. Après la Première Guerre mondiale, les firmes Colt et FN Herstal (détenteur des brevets Browning pour l'Europe) continuent la production du BAR. Au début des années 1920, l'US Cavalry adopte un modèle allégé le BAR M1922. En 1937, l'Armée américaine modifie ses M1918 en y ajoutant un bipied créant le BAR M1918A1. Enfin, en 1940, apparait la version 1918A2 qui sera massivement utilisée au cours de la Seconde Guerre mondiale, de la Guerre de Corée et de la Guerre du Viêt Nam. Parallèlement aux États-Unis, la Belgique (FM Modèle 30/Type D), la Pologne (RKM Wz 28) et la Suède (KSP 21/KSP 37) développent des variantes du FM BAR. De son côté, Colt en proposa deux versions commerciales : le Monitor et le R75.

 

 

LE COLT 1911

Le M1911 (aussi appelé Colt Government ou Colt 45) a été le pistolet des Forces armées des États-Unis pendant 74 ans, de 1911 à 1985. Les modèles civils et la plupart des modèles livrés aux forces américaines étaient fabriqués par la Colt's Patent Fire Arms Manufacturing Company, Hartford, Connecticut.

Conçu par John Moses Browning, le pistolet est approuvé le 29 mars 1911 par l'US Ordnance Department (en) et commence à être fabriqué le 28 décembre[1].

Le Model M1911 était l'arme d'ordonnance de l'armée américaine pendant la Première Guerre mondiale, il est alors fabriqué par la Colt's Patent Fire Arms Manufacturing Company, la Remington-UMC, la Springfield Armory et la North American Arms Company.

Particulièrement robuste et fiable dès sa première version, il est modernisé en 1926, devenant le M1911A1.

À la Seconde Guerre mondiale, les fabricants du modèle M1911A1 sont, à côté de Colt's, la Singer Manufacturing Company, la Union Switch & Signal Company, la Remington Rand Inc. et la Ithaca Gun Company Inc.

L'Argentine fut le premier utilisateur étranger du M1911A1 sous la forme du Colt 1927. Les différences entre les M1911 et 1911A1 concernent entre autres la forme du marteau (chien, qui a été simplifié), un fraisage sur la carcasse à l'arrière du pontet pour faciliter l'accès de l'index à la détente (dans ce même but, la détente a été raccourcie), le logement du ressort du marteau a été bombé et quadrillé voire strié (pour permettre un tir plus instinctif car certaines personnes dans cet exercice tiraient trop bas), le guidon a été grossi et muni d'une face arrière inclinée, les plaquettes de crosse ont été simplifiées et remplacées par du plastique (d'origine en bois), le bronzage a été remplacé par une parkérisation (phosphatage), le « beaver tail » (sécurité arrière en « queue de castor ») a été allongé pour éviter aux tireurs (toujours ceux munis de grandes mains) de se faire coincer la peau entre cette pièce et le chien. La plupart de ces modifications ont été apportées surtout pour des besoins de rentabilité qu'une grande production d'armes de guerre exige. Un 1911 est aujourd'hui une pièce de collection rare d'une fabrication beaucoup plus soignée.
 
 

LA BROWNING M1 CAL 30

Cette mitrailleuse est l'œuvre de John Moses Browning, également inventeur du fusil mitrailleur BAR. Elle constitue une modernisation de la Mitrailleuse Browning 1917, qui avait été adaptée pour le refroidissement par air, dans le but de l'alléger. Le manchon à eau céda donc la place à un plus léger, percé de grands orifices allongés, qui couvrait tout la longueur du canon. Mais, son fonctionnement ainsi que ces pièces sont identiques et interchangeables avec le modèle 1917, les modèles 1917 et 1919 seront d'ailleurs, tous deux utilisés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Après une première version sur trépied, la A1 fut une tentative de faire un fusil mitrailleur de l'arme en lui adaptant un bipied et un canon plus léger. Les A2 et A3, était de nouvelles versions lourdes sur trépied, dont le canon avait été renforcé.

Le modèle 1919A4 était une version polyvalente, destiné aussi bien à l'emploi d'infanterie que sur véhicule. Sa poignée type pistolet est une autre de ses caractéristiques. Ce modèle entra en production en 1942, et 425 543 exemplaires en furent produits. La loi du prêt-bail a permis également d'en distribuer un grand nombre : 17 631 pour les forces du Commonwealth, 2 272 pour les Forces françaises libres et 5 403 pour l'Union soviétique. En février 1944, la 2e Division Blindée de Leclerc dispose de 189 mitrailleuses calibre .30 pour l'infanterie et 1 309 montées sur véhicules.

La A5, au contraire était conçue spécialement pour le montage sur les véhicules, beaucoup furent montées sur des avions, elle se distinguait par un allongement des lèvres guides de la bande.

La Browning M1919 A4 est un modèle semi-polyvalent, qui nécessite un tireur et un homme veillant à l'approvisionnement en munitions, le pourvoyeur. Elle est alimentée par la gauche avec des bandes en toile de lin de 250 cartouches de calibre 7,62 mm, la plupart du temps transportées dans des boîtes métalliques pour un poids total de 9 kg. Après la guerre apparaîtront des bandes à maillons métalliques. Les étuis vides sont expulsés sous le boîtier dont l'ouverture n'est pas nécessaire pour l'engagement d'une nouvelle bande si celle-ci est pourvue d'une tirette métallique qu'il suffit d'engager sur la gauche puis de tirer vers la droite jusqu'au placement de la première cartouche.

Elle s'utilisait généralement sur le trépied M2, cet affût, du fait de sa faible élévation, était réservé exclusivement aux cibles terrestres (de +19° à -21° et jusqu'à -45° sans la fixation arrière). La hausse est graduée en subdivisions de 100 yards, avec une valeur maximale de 2 400 yards. La barre graduée permet d'une part d'assurer la rigidité des deux pieds arrières et de positionner le mécanisme de réglage de la hausse sur lequel vient se fixer l'arrière du boîtier. La portée efficace est de 900 mètres mais peut atteindre des cibles jusqu'à 1 200 mètres suivant les types de cartouches utilisées (perforantes par exemple). Sa cadence de tir est de 400 à 600 coups à la minute. Elle est assez compacte mais pèse près de 13 kilogrammes auxquels il faut ajouter environ 5 kilogrammes pour l'affût M2 et 9 kilogrammes par boîte de cartouches.

 

LE BASOOKA M1

Bazooka (anglicisme) est le surnom d'un lance-roquettes utilisé durant la Seconde Guerre mondiale.

Par extension, ce mot désigne couramment tout lance-roquette portable par un seul homme.

C'est une des premières armes anti-char destinées à être utilisées par un fantassin. Les canons anti-char de l'époque nécessitaient des servants et un moyen de tractage.

Construit par l'armée américaine, il fut rapidement copié par l'armée allemande qui -bien que possédant le panzerfaust- produisit le Panzerschreck, une arme de plus gros calibre d'une portée et d'une puissance supérieure à celles du bazooka. Le poids réduit et le faible coût de production du bazooka permirent toutefois d'en équiper massivement les troupes alliées.

Son influence sur le champ de bataille fut telle que le Général Dwight D. Eisenhower le compta parmi les armes qui permirent de remporter la victoire aux côtés de la bombe atomique, la Jeep et l'avion de transport Douglas C-47 Skytrain.

Au début de la guerre de Corée, une version plus puissante d'un calibre de 89mm, correspondant à celui du Panzerschreck, fit son apparition sous le nom de Superbazooka. Si l'armée américaine dispose, après la Première Guerre mondiale, de très nombreux canons antichars performants, elle n'est pas encore dotée d'une arme anti-char portable par un seul homme. Des travaux de recherche, aux premiers prototypes élaborés à partir d'un tube de mortier de 60 millimètres, sont effectués sous les ordres du colonel Leslie Skinner. La munition en elle-même est dotée d'une charge creuse, la charge propulsive est mise à feu électriquement. Le choix d'une propulsion du projectile par réaction permet d'éliminer le problème du recul qui rend très difficile l'emploi des grenades à fusil antichar. Mais la flamme arrière au départ du coup nécessite un espace vide assez important derrière le tireur et rend celui-ci facilement repérable.

Début 1942, le modèle définitif est au point et, en mai de la même année, 5 000 exemplaires sont fabriqués.

L'efficacité du bazooka était limitée, sa précision n'était pas excellente et sa puissance ne permettait que très difficilement la destruction des chars allemands les plus puissants comme le Panther ou le Tigre. Pour ce faire, il fallait parvenir à toucher un point faible comme les chenilles ou l'arrière du tank. Il était en revanche adapté contre les blindés plus légers beaucoup plus fréquents que les redoutables mais plus rares blindés lourds. Son coût et son encombrement limités permirent de compenser la médiocrité de ses performances par une très grande disponibilité.

 

 

LES ARMES DE L' ARMEE BRITANNIQUE

 

LE BREN

 

Le fusil mitrailleur BREN est entré en service en 1937 dans l'armée britannique. C'est en fait une évolution du FM tchécoslovaque ZB-30 et son nom est la contraction de ses sites d'invention (Manufacture de Brno et Arsenal royal d'Enfield).

En mai 1935, le Royaume-Uni avait obtenu la licence de fabrication du modèle ZBG-34, une version modernisée du modèle 26. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l'Australie (Manufacture d'armes légères de Lithgow), l'Inde (arsenal d'Ishapore) et le Canada (John Inglis & Co) suppléèrent l'arsenal d'Enfield (ayant construit 280 000 BREN) et le groupe britannique Monotype pour armer les Alliés, la Chine et les mouvements de résistance en guerre contre l'Allemagne (dont les FFI et FFL) et le Japon.

Cette arme a été produite en quatre versions (Mark 1 à Mark 4) se différenciant par divers détails simplifiant la fabrication et par la longueur du canon. Les MK 1 et 2 furent distribuées aux fantassins, quant aux MK 3 et 4, apparus à la toute fin du conflit, ils étaient destinés aux parachutistes. Le FM BREN servit occasionnellement d'arme anti-aérienne (avec un trépied spécial) et d'armement principal du Bren-Carrier.

Le chargeur cintré (cintrage dû à la conicité de l'étui de sa munition), accueillant 30 coups (rempli seulement de 28 cartouches sur le terrain) étant introduit par le dessus du boîtier-culasse, les organes de visée hausse et le guidon sont décalés sur le côté gauche. Contrairement à de nombreux FM, le canon du BREN est démontable pour être changé quand il s'échauffe. La crosse, la poignée-pistolet et la poignée de changement de canon du Bren sont en bois.

 

LE LEE-ENFIELD mark 1 n°4

 

Le Lee Enfield n°4 était chargé par deux lames de cinq cartouches de 7,7 mm (303 british). Il était apprécié des soldats britanniques pour sa précision et par le nombre de balles, soit dix coups dans un chargeur amovible. Le canon possède cinq rayures à gauche. La hausse est graduée jusqu'à 1 189 m. Cette arme était à répétition manuelle par verrou. Sa principale version le N°4 MkI fut produit en masse de 1942 à 1945 en Grande-Bretagne, au Canada et aux États-Unis. Après la seconde guerre mondiale, cette arme fut légèrement améliorée. Elle est à l'origine du Lee-Enfield No 5 MK1 "Jungle Carbine" ou plus rare encore le n°7 fabriqué à 2500 exemplaires et de fusils de précision ou d'entraînement (Lee Enfield N°8'). Les armes encore en stock en 1956 furent converties en 7,62 OTAN lors de l'adoption du L1A1. Rebaptisés L8, ces fusils armèrent les réservistes jusqu'en 1980 environ.

 

LA STEN

Le Sten est un pistolet mitrailleur Sten anglais des années 1940.

Ila marqué l'imaginaire collectif par sa forme caractéristique due au chargeur en position latérale. Sa rusticité, son maniement aisé et son parachutage aux mouvements de résistance à la fin du conflit en ont fait le symbole de la lutte armée de la Résistance européenne durant la Seconde Guerre mondiale.

Le P.-M. Sten se caractérise surtout par sa simplicité de fonctionnement (culasse percutante non calée) et de fabrication (emboutissage) qui permet une production rapide de masse à faible coût. Il est également beaucoup plus léger que les autres pistolets-mitrailleurs de l'époque (2,95 kg à vide contre 3,97 pour le MP40 allemand).

Son nom vient de l'association des initiales de ses inventeurs (Shepherd et Turpin) et des deux premières lettres de England ou de Enfield suivant les versions[1]. Simple à utiliser, aisé à produire et d'un coût modique, le P.-M. Sten a été fabriqué, dans ses différentes versions, à près de quatre millions d'exemplaires entre 1941 et 1945 par des arsenaux et des entreprises privées britanniques (comme la Birmingham Small Arms Company Limited ou BSA), canadiennes et néo-zélandaises. Le pistolet-mitrailleur, considéré depuis la guerre de 1914-1918 comme une arme de tranchée, ayant démontré, en 1939-1940, une nouvelle efficacité dans les "zones denses" urbaines et forestières (Finlandais contre Soviétiques), dans l'infanterie mécanisée et aéroportée (Allemands contre Alliés occidentaux), l'armée britannique s'est rendu compte qu'elle ne disposait d'aucune arme de ce genre. Elle adopte alors, à la hâte, une copie du MP28/II allemand : le Lanchester Mk 1/1*. Dans le même temps, le major Reginald Shepherd et l'ingénieur Harold Turpin, travaillant pour la Royal Small Arms Factory d'Enfield, créent une arme simple à culasse non calée, fonctionnant par utilisation de l'inertie et d'un percuteur fixe (l'étui de la cartouche repoussant la culasse en arriére lors du départ du coup), dont les composants peu nombreux peuvent être facilement usinés par différents sous-traitants : le Machine Carbine (Submachine Gun) Sten Mark I qui entre en service en juin 1941 et sera produit à environ cent mille exemplaires. Cependant, une version beaucoup plus courte, légère et maniable remplace rapidement la première : le Sten Mk II qui, fabriqué à plus de deux millions d'exemplaires en trois ans, représentera la famille d'armes tout entière.

 

LE ENFIELD MARK 1

Ce revolver fut développé par la Royal Small Arms Factory d'Enfield en 1926-1927. Il est basé sur une carcasse réduite du Webley Mark VI équipé d'un barillet à six chambres accueillant la munition de.38/200. Comme tout revolver à brisure, le barillet est solidaire du canon et l'ensemble bascule vers le bas (verrou situé à gauche) pour le chargement et le déchargement de l'arme.En fin de course d'ouverture, ce rochet se débraye par l'entremise d'un cran, permettant à l'étoile de revenir en place pour le rechargement. L'ensemble chien-détente a été revu, avec l'ajout d'un levier de sûreté manuelle et un verrou séparé pour le barillet. Il fonctionne en simple action et double action. Il possède un anneau de grenadière sous la crosse.

 

 

MITRAILLEUSE VIKERS

La mitrailleuse lourde Vickers Mk I est une variante britannique de la mitrailleuse Maxim. Elle fut intensivement utilisée par les British Army, Royal Air Force, Royal Navy et l'Empire britannique. C'est une version allégée de la Maxim 1891 qui fit ses preuves en 1893 en Afrique du Sud, lorsque cinquante soldats et quatre Maxims tinrent en respect cinq mille guerriers Matabélés. Elle utilise l'énergie du recul consécutive au tir pour éjecter l'étui et chambrer une nouvelle cartouche. L'arme tire alors tant que la détente n'est pas relâchée par le servant, qu'aucun incident ne survient et que des munitions sont disponibles. Elle est refroidie par eau. Son radiateur est rainuré dans le sens de la longueur.

 

 

Modèle Munition Cadence de tir théorique Longueur Canon Masse avec l'eau Masse de l'affût Alimentation
MARK I .303 British 500 coups/min 115;5 cm 72,3 cm 18,1 kg 31,5 kg bandes souples ou métalliques 250 cartouches
MARK II .303 British 500 coups/min 115,5 cm 72,3 cm 14,1 kg 31,5 kg bandes souples ou métalliques 250 cartouches
MARK II/IV/V (Chars) .50 Vickers 400-700 coups/min 122 cm 78,8 cm 29,5 kg 31,5 kg bandes souples ou métalliques 100 cartouches

 

PROJECTOR INFANTERIE ANTI TANK

Le Projector Infantry Anti Tank (abrégé en PIAT) est une arme portative anti-tank britannique de la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit en pratique d'un lanceur à spigot. Cette arme très désagréable d'emploi était l'arme anti-char en dotation des troupes britanniques. Le mode de propulsion de la roquette était une tige poussée par un ressort qui allumait la charge du projectile. Le ressort se réarmait après le tir de façon plus qu'hasardeuse. Il arrivait en effet qu'il ne se retende pas et il fallait alors le réarmer soi-même, ce qui exigeait une force de traction de 90 kg !

 

LES ARMES DE L' ARMEE ALLEMANDE

 

LA MP40

Le Maschinenpistole 40, couramment appelé MP40, est un pistolet mitrailleur, successeur du Maschinenpistole 38 (les chiffres correspondant aux deux derniers chiffres de leurs dates d'adoption respectives, durant le XXe siècle). Il fut conçu à partir du MP38 afin d'augmenter la production, comme l'a été la MG42 par rapport à la MG34. Plus de 1,2 million de MP40 et MP38 seront produits durant la Seconde Guerre mondiale.

À la fin des années 1930, la production en grand nombre du MP38 pour la Wehrmacht fut lancée, après que son utilité eut été clairement démontrée lors de la guerre d'Espagne. On prévit dès le début sa production en grande nombre pour en réduire les coûts. Vollmer renonçant au bois, lourd et coûteux, le MP38 devint la première arme au monde à être dotée d'une crosse clipsable en acier. Il répondait ainsi bien aux exigences de la Wehrmacht pour la Blitzkrieg à venir.

La fabrication du MP38 se réalisait principalement par usinage, ce qui demandait donc à la fois une main-d'œuvre qualifiée et des matériaux de premier choix. Il en résultait donc des surcoûts si l'on voulait aboutir à une réalisation réellement de qualité. La production fut par la suite grandement accélérée et facilitée lors de l'introduction de techniques industrielles comme l'emboutissage des tôles ou le soudage par points. Malgré la standardisation des procédés, les coûts de fabrication de l'arme, désormais appelée MP40, restèrent néanmoins légèrement supérieurs à ceux du MP38. Les économies en termes de matières premières restaient également minimes. Néanmoins, les cadences de production purent être grandement augmentées.

Le design du MP38/40 était, comparativement aux pistolets mitrailleurs construits jusqu'alors, innovant et peu conventionnel. La crosse repliable rendait l'arme très maniable. La Bakélite, économique et plus facile à mettre en œuvre, fut employée pour la carcasse et la poignée en remplacement du bois. Le lourd appareillage de visée participait à l'équilibre global de l'arme, la rendant très maniable. Comme l'arme ne diposait que d'une position de tir « en rafales » (pas de sélecteur de tir), c'était une condition nécessaire pour que le tireur pût être capable après un temps relativement court d'être également précis lors d'un tir au coup par coup.

 

 

LE KARABINER 98K

Les militaires allemands définissaient alors une Karabiner comme une carabine dont la bretelle se fixait latéralement. Il s'agit de la version raccourcie, et donc plus maniable et d'un poids inférieur, du fusil Mauser modèle 1898 utilisé pendant la Première Guerre mondiale. Le Kar98k se charge au moyen d'une lame-chargeur de cinq cartouches[1] de 7,92 mm Mauser. Cette carabine est une arme très puissante et de bonne taille, maniable et simple de conception.

Pendant la Seconde Guerre mondiale elle était l'équivalent fonctionnel du Springfield M1903 américain ou du Lee Enfield nº4 britannique, mais était inférieure au Garand capable de tirer en semi-automatique. Le Kar98k était supérieur par sa munition plus lourde et plus puissante que le 30-06 américain. L'ajout d'une lunette de tir au Kar98k (comme la lunette Zielfernrohr39 et la ZF41) permet d'en faire un fusil de très bonne précision, dépassant de très loin celle du fusil Springfield 1903 utilisé par les États-Unis.

Le mécanisme du Mauser 1898 et 98k est le fameux système Mauser, il est très apprécié par les chasseurs et les tireurs sportifs grâce aux multiples calibres proposé par des marques qui reprennent ce système fiable et simple qu'est le système Mauser (Parker Hale 1000, 1100, 1200…). La production de cette carabine a été telle que l'on trouve encore aujourd'hui des quantités formidables de pièces de rechange neuves d'origine. Le système Mauser est encore de nos jours une marque de qualité et de robustesse.

Le bois utilisé de 1934 à 1939 était du noyer massif, puis dû au manque de bois de qualité, il fut recouru au bois de hêtre lamellé-collé, c'est-à-dire que le bois intérieur était fait à partir de bois aggloméré et l'extérieur sur une épaisseur de 2,5 mm était composé de lamelle de bois collé à chaud. Cette technique lui permettait d'être aussi solide que du bois massif, mais légèrement plus lourd que le noyer.

 

LE LUGER P08

 

 

Développé en 1898 par Georg Luger à partir du pistolet Borchardt C-93, cette arme sera utilisée tout à la fois au cours de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Elle a été produite et mise en service dans plusieurs pays en tant qu'arme réglementaire (Allemagne et Suisse par exemple). En France, elle équipa la Gendarmerie, l'Armée de terre et la Préfecture de Police de Paris, entre 1945 et 1955. Les 5 000 armes françaises comme les Walther P38 utilisés dans les mêmes conditions, venaient des Usines Mauser alors occupées.

Le nom Parabellum vient du latin Si vis Pacem, para bellum (si tu veux la paix, prépare la guerre). Il sera initialement chambré en 7,65 mm Parabellum, munition directement dérivée du 7,65 mm Borchardt utilisée par le pistolet Borchardt C-93. Son chambrage sera ultérieurement modifié afin de permettre l'utilisation d'une balle d'un calibre supérieur, le 9 mm Parabellum, la munition d'arme de poing la plus répandue depuis. Les deux calibres cohabiteront (l'armée suisse utilisa le Luger 1900/1906 chambré en 7,65 mm Parabellum, plusieurs fois modifié et remplacé en 1949 par le Sig P210).

Le modèle standard de l'armée allemande est adopté sous le nom de P08 correspondant au modèle de 1908 chambré en 9 mm Parabellum et doté d'un canon de 10,2 cm (simplifié en 1914 devenant le P08/14). Le modèle produit pour la marine (de 1904 à 1918) a un canon de 15,2 cm, 20,3 cm pour celui destiné aux artilleurs. Les modèles commerciaux présentent des canons s'échelonnant de 9,8 cm à 35 cm pour une versions carabine munie d'une crosse détachable.

Le Luger Parabellum, s'il était une arme confortable, précise (dans la limite de la précision d'une arme dépourvue d'instruments de visée réglables) et relativement fiable pour son époque restait cher à produire et capricieux en comparaison des modèles développés à sa suite tels le Browning Hi-Power ou le P38.

Si le Luger n'a pas subi de modification majeure durant sa carrière, il n'en va pas de même pour la munition de 9 mm Parabellum développée pour cette arme. L'extension de l'utilisation de cette cartouche pour des pistolets mitrailleurs (comme le MAT 49 en France, le Sten britannique ou le Uzi israélien) aux mécanismes plus lourds a nécessité un chargement plus musclé de la munition. Dans bien des cas, le chargement des munitions actuelles dépasse les capacités du fragile mécanisme « à genouillère » du Luger.

Le Luger Parabellum est définitivement devenu une pièce de collection à partir des années 1950.

 

LA MG 42

 

 

 

L'armée allemande lança la conception de la MG42 pour pallier le principal défaut de sa mitrailleuse précédente, la MG34. Celle-ci, bien que très efficace et polyvalente, avait un coût de fabrication trop élevé pour une nation en guerre, et exigeait beaucoup de matériaux et de main d'œuvre spécialisée car elle intégrait un nombre important de pièces requérant un usinage de précision. Metall und Lackierwarenfabrik Johannes Grossfuss AG, spécialiste du métal embouti, fut chargée du développement de la nouvelle arme en 1939. Le principe du court recul du canon, déjà en vigueur sur la MG34, fut conservé avec un accélérateur de recul faisant aussi office de cache-flamme en bout de canon. Mais le mécanisme de verrouillage de la culasse fut repensé en utilisant le brevet (n° US2089671 du 8 juillet 1933) du polonais Edward Stecke (Panstwowe Wytworine Uzbrojenia). Il utilisait deux galets situés dans la tête de culasse qui étaient poussés contre le canon pour verrouiller l'ensemble. Durant le recul, ils étaient ressérés, séparant le canon et culasse. Le chargeur d'assaut de son prédécesseur et sa fixation furent abandonnés pour simplifier l'ensemble. La méthode de fabrication s'inspira de celle du MP-40, avec un recours important à l'estampage et à l'assemblage par soudure, le montage étant réalisable dans des ateliers de mécanique standards (selon un mode de production déjà mis en œuvre pour le Chauchat). Le modèle créé, appelé MG39, était encore assez similaire à la MG34 mais sa construction requérait deux fois moins de temps (75 heures au lieu de 150) et moins de métal. Son prix de revient était de 250 Reichsmark contre 327. L'étude fut poursuivie pour améliorer encore l'arme, le sélecteur de tir fut lui aussi abandonné et la construction encore simplifiée. Cette version fut officiellement adoptée par la Wehrmacht sous le nom de MG42. Au moins quatre sociétés furent chargées de la fabrication en série : Grossfuss, Mauser-Werke, Gustloff-Werke et Steyr-Daimler-Puch. Dès 1942, 17 915 exemplaires furent construits, 116 725 suivirent en 1943, 211 806 en 1944 et 61 877 en 1945.

Une de ses caractéristiques les plus appréciées était sa cadence de tir, de 1 800 au debut de sa fabrication à 1 200 coups par minute au milieu de l'année 1944. Elle rendait les différentes détonations indiscernables pour l'oreille humaine et le bruit de son tir ressemblait à une déchirure dans du tissu (Les Alliés la surnommèrent d'ailleurs "la tronçonneuse d'Hitler" en raison du son si caractéristique qu'elle produisait). Elle était aussi moins sensible à la poussière et plus légère avec 11,6 kg en configuration bipied. Sa cadence de tir provoquait un échauffement rapide du canon dont l'échange était réalisable en 6 à 10 secondes, et deux ou trois canons étaient fournis avec chaque arme, ce qui garantissait une cadence de tir pratique assez élevée. La MG42 pouvait être montée aussi bien sur les trépieds destinés à la MG34 que sur le nouveau modèle dessiné spécialement pour elle, le Lafette 42, pesant 20,5 kg. Son emploi sur les blindés fut cependant assez limité car la MG34 donnait satisfaction dans ce rôle, son canon plus lourd chauffait moins vite.

 

LE STURMGEWEHR 44

Le Sturmgewehr 44, abrégé StG 44, est un fusil d'assaut développé par le Troisième Reich en 1942 pour la Seconde Guerre mondiale. Il est généralement considéré comme le premier fusil d'assaut moderne.

Il est parfois nommé MP 43 et MP 44 dans les premiers stades de développement, suivant la désignation du pistolet mitrailleur MP 40, de la mitrailleuse MG 42 et du fusil mitrailleur FG 42, avec de légères différences comme une crosse avec une pente légérement différente ou un viseur de forme différente.

Afin de ne pas répéter les erreurs commises avec le fusil mitrailleur FG 42, il fut chambré pour 7,92 × 33 mm Kurz, une munition de fusil d'une puissance réduite mais qui restait très nettement supérieure à celles utilisées par les autres pistolets mitrailleurs.

Le Sturmgewehr 44 offrait une bonne précision et une portée suffisante pour la majorité des échanges de tirs et sa fabrication par estampage de feuilles de métal reprise du pistolet mitrailleur MP 40 et de la mitrailleuse MG 42 était peu onéreuse.

Les prototypes de l'arme furent désignés MKb 42H et MKb 42W en fonction de leur constructeur, « H » pour la firme Haenel, et « W » pour la firme Walther, avec « MKb » pour "Maschinenkarabiner". Il fut ensuite utilisé en très petite quantité sur le Front de l'Est à partir de 1943 sous la dénomination MP 43. La désignation « MP » pour Maschinen Pistole désignant normalement les pistolets mitrailleurs avait été adoptée car Adolf Hitler estimait que la nouvelle munition n'était pas assez puissante pour prétendre être un fusil[réf. nécessaire]. En fait, le Führer eut connaissance de l'existence de cette arme en lisant les rapports de terrain qui ne venaient pas de ses subordonnées immédiats. Ces rapports demandaient notamment quand cette arme appréciée serait massivement disponible. Ces notes positives convainquirent Hitler que l'adoption d'un nouveau calibre en valait la peine. Sa fabrication en série fut autorisée à partir de 1944, il changea alors de nom pour MP 44 en avril 1944 et Sturmgewehr 44 en décembre de la même année.

Hormis sur le Front de l'Est, il fut utilisé en Italie et en Normandie mais ne fut massivement utilisé que lors de la bataille des Ardennes (16 décembre 1944 - 25 janvier 1945). Lors de cette dernière, le Sturmgewehr 44 démontra sa redoutable efficacité pour pallier le défaut de l'équipement allemand face aux pistolets mitrailleurs PPS-43 soviétique et carabines américaine USM1/USM2 qui avait les mêmes performances tactiques et la même portée effective de combat.

Cette arme, première de sa catégorie, n'était pourtant pas exempte de défauts. Elle était assez lourde, inconfortable à tirer depuis une position allongée (le grand chargeur gênait considérablement et un chargeur de dix coups fut créé tardivement pour pallier cet inconvénient) et présentait une certaine fragilité au niveau de la crosse. En outre, sa grande cadence de tir avait sa rançon : l'échauffement du canon, isolé de la main du tireur par un simple garde-main en tôle et la consommation excessive de munitions (qui empêcha sa distribution).

 

LE PANZERFAUST

 

 

Le Panzerfaust est le nom d'un petit lance grenade sans recul antichar à utilisation unique, produit à partir de 1942 par la société allemande HASAG (Hugo Schneider AG) de Leipzig afin de doter les soldats d'un moyen antichar individuel. Panzerfaust signifie en allemand « poing à blindé ».

Le Panzerfaust 30 pouvait lancer un projectile à charge creuse percutée dont la portée utile ne dépassa tout d'abord guère 30 mètres dans sa version originelle. Le mot Klein (« petit ») fut ajouté car une nouvelle version, avec un projectile de plus gros calibre, lui succéda rapidement pour augmenter son pouvoir de perforation. Deux autres nouvelles versions furent créées à partir de 1944 : les Panzerfaust 60 et 100, capables d'atteindre un char à respectivement 60 et 100 mètres. L'armée allemande développa des modèles 150 et 250 pouvant être rechargés mais qui n'entrèrent jamais en service en raison de la fin de la guerre.

Cette arme fut très appréciée des soldats et redoutée des chars en raison de son faible encombrement (permettant à n'importe quel soldat de l'emporter en plus de son arme principale) et de sa capacité de pénétration des blindages de chars alliés. Mais son emploi était malaisé et dangereux car les organes de visée étaient réduits à leur plus simple expression alors même que le tireur devait veiller à se protéger des gaz brûlants produits lors du tir tout en se maintenant, non dissimulé ou protégé, à immédiate portée des armes ennemies.

© 2011 Tous droits réservés.

Optimisé par le service Webnode