Omaha Beach, le 6 juin 1944

 Affectée aux troupes américaines, elle est celle où les Alliés perdirent le plus de troupes ce qui lui vaut le surnom de « bloody Omaha » (Omaha, la sanglante) ou encore « the Beach of blood ».
 
Les bombardiers américains font leur apparition à 6h05. Les nuages sont bas. Ils arrivent par la mer et non en longeant la côte, survolant les barges de la première vague. Si cela permet de limiter le risque d'être touché par la DCA allemande, cela rend également le bombardement de la ligne de défense allemande plus difficile. 329 bombardiers lourds, Liberators et forteresses volantes de la 8e force aérienne américaine, vont larguer dans la demi-heure précédant le débarquement près de 13 000 bombes. Mais les aviateurs, craignant de toucher les leurs, les larguent trop tard. Aucune bombe ne touche les obstacles de la plage, les champs de mines ou les bunkers sur le talus. Les bombes tombent au-delà de la crête cotière, voire beaucoup plus à l'intérieur des terres, et les postes de défense allemands restent intacts.
Uss Arkansas tirant sur les positions allemandes, Omaha Beach. 6 Juin 1944
À 5 h 58, le jour se lève et l'artillerie navale prend le relais. Le tir dure moins d'une quarantaine de minutes. La visibilité est mauvaise et les tirs tombent à l'intérieur des terres, 2 à 3 km derrière la ligne principale de défense allemande.

La première vague d'assaut

Dès 6 h 25, la première vague atteint la plage. Ce sont des équipes du génie qui arrivent en premier, suivies immédiatement puis dépassées par les huit compagnies d'infanterie. Les chars amenés par LCT arrivent quelques minutes plus tard. Les 2 Sherman DD rescapés sont aussi sur la plage. L'ensemble compte 1 450 hommes, une soixantaine de chars et divers engins du génie. La plupart des unités arrivent toutefois plus à l'est que prévu (parfois plus d'un km) ; le courant marin a fait dériver les barges. Suite aux tirs de l'artillerie allemande, plusieurs barges sont coulées et près de 150 hommes parviennent à gagner la plage à la nage.
Photo de Robert Capa le 6 juin 1944. Omaha Beach
Conformément aux ordres, les Allemands ne dévoilent pas leurs positions restées intactes. Ils attendent que les troupes débarquent pour ouvrir le feu. Les huit premières compagnies américaines du 116e RCT  sont décimées. Les fantassins s'abritent, comme ils peuvent, derrière les obstacles des plages ou la levée de galet. Comme le fait remarquer un officier américain, il n'y a même pas un trou d'obus pour se mettre à couvert. Les hommes du génie, qui doivent ouvrir des brèches à travers les obstacles avant que la marée ne monte, subissent également des pertes importantes.
Omaha Beach, corps des soldats du 1er RG d' infanterie. ( United States National Archives )
Le photographe de guerre Robert Capa, qui a débarqué avec la compagnie E du 116e RCT à Easy Red, prend les premières photos du débarquement. La situation est catastrophique. Le seul point positif se situe à l'extrême ouest de la plage où la compagnie C du 2e bataillon de rangers a réussi à atteindre le pied de la falaise. Au même moment, à 5 km de là, trois autres compagnies de ce bataillon doivent s'emparer de la pointe du Hoc. La compagnie C est chargée de débarquer à Omaha pour réaliser la jonction avec eux. Elle parviendra à passer juste à l'ouest du WN 73 pour l'attaquer à revers. D'autres rangers, toujours en mer, attendent de la pointe du Hoc le signal de rejoindre, sinon ils débarqueront aussi à Omaha.

La deuxième vague d'assaut

À partir de 7 h, arrivent les barges qui amènent la deuxième vague. De nouvelles compagnies d'infanterie et les rangers débarquent. Le brigadier général Cota, adjoint au commandant de la 29e division arrive à Dog White. Il stimule les hommes. Le 5e bataillon de rangers, avec quelques compagnies d'infanterie, parvient à atteindre le plateau entre les WN 70 et 68.
Vers 8 h 15, les rangers aidés des fantassins réussissent une première percée en direction de Vierville. À l'est, le colonel Taylor, commandant du 16e RCT, parvient à faire passer un groupe d'hommes entre les WN 64 et WN 62. On retiendra d'ailleurs une maxime lancée par Taylor sur la plage : « Il n'y a plus que deux genres de soldats sur cette plage ; ceux qui sont morts et ceux qui vont mourir ! Alors bougeons-nous de là ! »
À 9 h, à l'extrême est de la plage, le WN 60 se rend après avoir été débordé.
À 10 h, trois percées ont réussi mais la situation reste désespérée. Deux destroyers s'approchent jusqu'à un kilomètre de la côte et effectuent un tir de précision sur les défenses. La voie d'accès du Ruquet (E1) peut être ouverte.

Après 10H00

Renfort à Omaha Beach le 6 Juin 1944
À 10 h 30, la marée est haute. Les 18 et 115 RCT commencent à débarquer. Avec l'aide de l'artillerie navale, les WN tombent les uns après les autres sauf les WN 66 et 68 qui tiendront jusqu'au soir. Entre-temps, les Allemands contre-attaquent mais sont repoussés. L'artillerie allemande commence à faiblir, elle commence à manquer de munitions. Chez les Américains, l'appui naval se fait plus efficace et réduit certains WN. Les LCI peuvent aborder devant le Ruquet (E1). Les hommes du génie aménagent un accès menant à Saint-Laurent afin de permettre l'acheminement des véhicules et du matériel. En début d'après-midi, les GIs occupent le haut de Vierville. Le soir, la pénétration n'est pourtant que de 2 à 3 km. Il y a toujours à Colleville des Allemands qui tentent de s'exfiltrer ; la plupart seront capturés.
Omaha Beach meme endroit. Le ruquet ,Saint Laurent Sur Mer. 
Omaha Beach. Saint Laurent Sur Mer

Voir. Musée Omaha Beach : www.overlordmuseum.com/ et le cimetiére Américain de Colleville: www.abmc.gov/

© 2011 Tous droits réservés.

Optimisé par le service Webnode