LA LIBERATION DE CAEN

Le 9 juillet 1944, les Alliés prennent le contrôle de la ville de Caen. Mais c'est au prix de bombardements dignes de l'enfer. Ainsi, dans la seule soirée du 7 juillet, les bombardiers anglo-canadiens ont lâché 7 000 bombes. La cité est pratiquement rayée de la carte. 

 

VIDEO

http://youtu.be/HW4nsxK5Uu4  ( la bataille de caen)

 

au soir du 6 juin, la 3 e division britannique ralentie par la contre-attaque de la 21 e Panzer est bloquée devant le bois de Lébisey à trois kilomètres de Caen. Faute de pouvoir la prendre, Montgomery ne veut en aucun cas laisser la cité intacte à l'adversaire. Il ordonne de détruire les ponts sur l'Orne, la gare et ses abords, les principaux carrefours et les axes nord/sud traversant la ville, les centres de communication. Les renforts de la Wehrmacht perdront ainsi un temps précieux. Pour accéder au champ de bataille, ils contourneront la ville qui ne leur sera d'aucune utilité. Bien au contraire sa défense sera coûteuse. De terribles bombardements se succèdent : dès le 7 juin le centre ville n'est plus que ruines fumantes, les victimes se comptent par milliers. L'espoir d'être rapidement libérés s'amenuise au fil des heures mais aucun n'imagine encore que le martyre va durer un mois et demi.  

Les Britanniques lancent le premier assaut le 7 juin. L'opération Perch doit permettre d'encercler la ville par l'ouest mais ses troupes sont bloquées le 9 juin, devant Tilly-sur-Seulles, par la Panzer Lehr du général Fritz Bayerlein.

Positions de forces alliées et allemenades le 12 Juin 1944 lors de l' operation Perch

 

 

.Montgomery lance sa deuxième offensive le 25 juin : une attaque de « grand style » en direction de l'Odon, entre Tilly-sur-Seulles et Caen qui met en jeu 90 000 hommesLa rivière est franchie le 27 juin, mais l'avance est une nouvelle fois stoppée par l'arrivée de deux divisions blindées SS dans le secteur de la cote 112.

La cote 112, une modeste colline, va faire revenir les combattants au temps de la grande guerre : des soldats, enterrés dans des tranchées, attaquent et contre-attaquent, subissent d'énormes pertes mais font perdre la quasi-totalité de leurs chars aux Allemands.

Les deux offensives suivantes, les opérations Perch et Epsom, échouèrent à leur tour. Au vu du peu d'options restantes, il fut choisi que le 1er Corps lancerait un assaut frontal pour prendre la ville.Le 1 Corps contenait deux divisions endurcies, les 3 divisions d'infanterie britannique et canadienne, ainsi qu'une division fraichement arrivée, la 59 division Staffordshire. La 59 division attaquerait les villages au nord de Caen qui étaient alors aux mains des Allemands, la 3 division britannique prendrait Lébisey et les territoires a l'ouest de Caen, tandis que la 3 division canadienne s'occuperait de conquérir l'aérodrome de Carpiquet (ce qui fut déjà tenté lors de l'opération Windsor quelques jours auparavant) ainsi que la périphérie est de la ville.

Le but de cette nouvelle opération n'est plus de contourner Caen mais d'y pénétrer.
N'ayant pas rassemblé assez d'artillerie lourde, les Alliés choisissent d'employer l'aviation afin de préparer les opérations au sol.
Les bombardiers lourds doivent saturer les faubourgs nord de la ville afin de détruire l'infanterie, les positions d'artillerie et couper les Allemands de leurs arrières.

Le 7 juillet, de 21 h 50 à 22 h 30, 460 bombardiers de la Royal Air Force larguent plus de 2 500 tonnes de bombes explosives, puis un pilonnage intensif des positions allemandes est effectué : entre 300 et 400 civils français y trouveront la mort.

 

VIDEO

http://youtu.be/V0OFhySwqME   ( lien CAEN 1944 )

 

 

OPERATION CHARNWOOD

 

OPERATION CHARNWOOD

 

De ce chaos, de nombreux soldats allemands sortent hébétés. Certains régiments sont anéantis, d'autres unités sont isolées. La 16e division de campagne de la Luftwaffe, frappée de plein fouet par le bombardement aérien, perd 75 % de son effectif. La 12e division Panzer SS ne compte plus qu'un seul bataillon. Malgré ces pertes, les Allemands ne se découragent pas et les combats sont toujours acharnés. La masse des décombres qui s'ajoutent aux énormes cratères empêche une progression rapide sur le terrain des blindés britanniques.

Le 8 juillet, à 4 h 20, trois divisions britanniques et canadiennes attaquent la ville, soutenues par trois brigades blindées : Rommel donne l'ordre de déplacer toutes les armes lourdes sur la rive sud de l'Orne

Les Canadiens délogent les SS de Buron et d'Authie, tandis que les Britanniques brisent les dernières résistances devant Lébisey. Au soir, les Allemands commencent à décrocher. Le 9 juillet au matin, les Canadiens enlèvent Carpiquet, Saint-Germain-la-Blanche-Herbe, Venoix, la Maladrerie et pénètrent enfin dans Caen mais la destruction des ponts sur l'Orne les oblige à stopper leur progression.
Plus à l'est, les Britanniques avancent lentement dans les rues rendues méconnaissables par les ruines causés par les bombardements à répétition.
Le 9 juillet, la rive gauche de Caen est libérée. CAEN sera libérée le 21 juillet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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