LA POCHE DE FALAISE

La Poche de Falaise ou Poche de Chambois - Mont-Ormel ou encore Poche de Falaise-Argentan pour les Anglo-Saxons, fut le théâtre de la dernière opération de la bataille de Normandie pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette opération se déroula du 12 au 21 août 1944 dans une zone située entre les quatre villes normandes de Trun, Argentan, Vimoutiers et Chambois pour s'achever près de Falaise.

La bataille de la poche de Falaise est une victoire stratégique pour les Alliés. Confinés en Normandie pendant deux mois, ils projettent enfin leurs forces dans tout le nord de la France, et manquent de peu l'encerclement de deux armées allemandes avec leurs dizaines de divisions

Mais les Allemands refusent toujours de céder. Le 20 août, le maréchal Model lance sa contre-attaque décidée deux jours plus tôt. Depuis cette décision, les dernières possibilités pour les Allemands de s'échapper avaient disparu (Trun, Saint-Lambert-sur-Dives et Chambois). Or, comme les Alliés semblent occuper leurs objectifs de manière assez légère, l'opération pourrait avoir de bonnes chances de succès. En fait, ce plan n'a plus aucune réalité puisque, dans le temps écoulé, à la fois Trun et Chambois ont été renforcés par les Alliés. Impossible d'espérer dégager ces villages. L'assaut se reporte donc plus à l'est, sur Mont-Ormel. Les unités polonaises du 10e régiment blindé et du 8e régiment d'infanterie légère  qui l'occupaient, sont rapidement isolées. Mais les Polonais résistent farouchement pendant deux jours entiers, eux-mêmes encerclés. Des parachutages de vivres et de munitions assurent la continuité de cette résistance. La contre-attaque du IIe corps blindé SS permet à plusieurs milliers d'hommes de passer la Dives à gué, et de s'extraire de la poche. Mais c'est la dernière tentative allemande de dégagement de ses troupes encerclées. Désormais, la porte est close.

Le 21 août, le sort en est bien jeté. Les unités allemandes encore en état à l'extérieur de la poche de Falaise font mouvement de retraite vers la Seine, dont certains passages en amont et en aval de Paris sont déjà occupés par les pointes motorisées alliées.Celles qui restent à l'intérieur n'ont plus d'autre solution que de se rendre en masse aux Alliés.

Après le débarquement de Normandie du 6 juin 1944, la guerre s'enlise côté américain devant Saint-Lô dans la bataille des haies, et côté Anglo-Canadien dans la bataille de Caen ; la progression est difficile vers Falaise

Le maréchal Bernard Montgomery se bat avec une armée anglo-canadienne à coup d'opérations limitées et violentes. Faisant face à la majorité des moyens blindés de la Wehrmacht, sur un terrain (de bocages normands) défavorable à l'offensive motorisée, la progression britannique est lente et coûteuse.

Mais les Allemands refusent toujours de céder. Le 20 août, le maréchal Model lance sa contre-attaque décidée deux jours plus tôt. Depuis cette décision, les dernières possibilités pour les Allemands de s'échapper avaient disparu (Trun, Saint-Lambert-sur-Dives et Chambois). Or, comme les Alliés semblent occuper leurs objectifs de manière assez légère, l'opération pourrait avoir de bonnes chances de succès. En fait, ce plan n'a plus aucune réalité puisque, dans le temps écoulé, à la fois Trun et Chambois ont été renforcés par les Alliés. Impossible d'espérer dégager ces villages. L'assaut se reporte donc plus à l'est, sur Mont-Ormel. Les unités polonaises du 10e régiment blindé et du 8e régiment d'infanterie légère qui l'occupaient, sont rapidement isolées. Mais les Polonais résistent farouchement pendant deux jours entiers, eux-mêmes encerclés. Des parachutages de vivres et de munitions assurent la continuité de cette résistance. La contre-attaque du IIe corps blindé SS permet à plusieurs milliers d'hommes de passer la Dives à gué, et de s'extraire de la poche. Mais c'est la dernière tentative allemande de dégagement de ses troupes encerclées. Désormais, la porte est close.

Le 21 août, le sort en est bien jeté. Les unités allemandes encore en état à l'extérieur de la poche de Falaise font mouvement de retraite vers la Seine, dont certains passages en amont et en aval de Paris sont déjà occupés par les pointes motorisées alliées . Celles qui restent à l'intérieur n'ont plus d'autre solution que de se rendre en masse aux Alliés.

Restant des deux armées allemandes isolées dans la poche de Falaise

L'opération Cobra du 25 juillet 1944, coup de tonnerre planifié par le général Omar Bradley, libère soudainement toute la 3e armée du général Patton après cinquante jours de petites avancées[2]. Le 1er août 1944, la percée d'Avranches permet le jaillissement des divisions américaines vers la Bretagne, seconde étape du plan Overlord. Il devient vite évident que, devant la faiblesse de la 7e armée allemande, une occasion unique se présente d'asséner un coup massif à la Wehrmacht. Une réunion entre Bradley et Montgomery, le 2 août 1944, parvient à la conclusion qu'un seul corps d'armée américain, avec le concours de la Résistance française, serait suffisant pour nettoyer la Bretagne[3]. D'autre part, on décide que le général Patton devrait s'assurer les passages de la Loire au sud, « et se tenir prêt à se lancer vers l'est (Paris) avec de puissantes forces blindées et motorisées ».

Contre toute logique militaire, plutôt que de se replier en ordre sur les coupures fluviales après la percée américaine, Adolf Hitler imagine une offensive sur Mortain. En décidant cela, il pousse en effet l'armée allemande vers la destruction.

Le Führer a pris personnellement en charge les opérations militaires à l'Ouest depuis l'attentat du 20 juillet 1944, car il a perdu toute confiance dans les militaires de ses états-majors. Il n'écoute plus aucun avis, ni aucune mise en garde[5]. C'est donc un plan complet de la main d'Hitler qui est adressé au maréchal von Kluge. La contre-attaque de Mortain, lancée le 7 août 1944, est un échec cuisant pour les Allemands, qui laissent une partie de leurs forces très dangereusement en pointe.

Le 12 août, le XVe corps d'armée américain lance son offensive vers le nord afin de contribuer à la fermeture de la poche. Ceci selon les ordres de Patton qui avait exigé que ses troupes atteignent la ligne Sées-Carrouges dès que possible . Les 5e DB et 79e DI américaines occupent Sées alors que la 2e DB française du général Leclerc, appuyée de la 90e DI américaine, s'empare d'Alençon.

C'est un coup très dur pour les Allemands, car Alençon forme un centre de ravitaillement important de la 3e armée allemande.

La situation logistique de ces troupes, déjà déplorable, ne peut que devenir désespérée.
Afin de contrer cette grave menace, le nouveau groupement blindé (Panzergruppe) Eberbach est concentré afin de contre-attaquer vers Alençon, reprendre la ville, et détruire les forces blindées alliées du secteur . Sur le papier, les forces en présence sont impressionnantes avec cinq divisions blindées et une division d'infanterie . La réalité est évidemment loin de ces chiffres et donne une fausse impression de puissance.
Le 13 août, la 2e division blindée allemande se met en marche sur deux colonnes vers le sud. Mais en raison de la couverture aérienne alliée, elle n'atteint pas ses objectifs. Elle se retrouve en pointe à Rânes le 14 août et perd le contact avec le groupement blindé Eberbach, sans avoir menacé en quoi que ce soit la progression alliée . Le groupement blindé Eberbach se replie dès lors sur Argentan afin de défendre la ville.

Après la bataille de la poche de Falaise, entre 30 000 et 40 000 prisonniers

Patton décide d'engager le XXe corps d'armée américain à droite du XVe corps, afin de couvrir le flanc droit de l'attaque.
À cette fin, la 80e DI américaine est poussée vers Bourg-Saint-Léonard.
Au même moment, les Ve, VIIe et XIXe corps américains solidifient leurs fronts afin de repousser uniformément les Allemands vers le fond de la poche .
Sans en référer au général Montgomery, le général Bradley arrête ses troupes juste au sud d'Argentan le 13 août, au moment où elles allaient se jeter sur la ville pratiquement sans défenses .
Considérant que l'ennemi est très faible entre la Dives et la Seine, et qu'une bonne partie des Allemands a réussi à s'enfuir[41], il souhaite consacrer une part du XVe corps américain à une progression plein Est avec Dreux pour objectif primaire. Cette division des forces va avoir des conséquences funestes sur le plan initial et la fermeture de la poche .

L'opération Tractable est lancée le 14 août à la mi-journée. Cette fois, la détermination est totale chez les Canadiens et les Polonais : on ne s'arrêtera pas à Falaise capturée mais on poursuivra dans la foulée sur Argentan, Monty ayant été très clair sur les objectifs : capturer Trun . Une fois de plus, une masse blindée est mise en place, avec de l'infanterie montée dans des chars sans tourelles . L'ensemble se met en marche derrière un écran de fumigènes destiné à aveugler les défenseurs. L'infanterie allemande est totalement submergée. La rivière Laizon est rapidement franchie, et le premier rideau antichar ennemi forcé en fin d'après-midi. À la tombée de la nuit, les pointes de la 3e division canadienne ne sont plus qu'à 5 kilomètres de Falaise . Une diversion canadienne opérée par la 2e division d'infanterie devait attirer les réserves allemandes. Mais un groupement tactique de la 12e division blindée SS , renforcé d'une dizaine de pièces de 88 mm, barre le passage sur la dernière crête avant Falaise. Des notes de briefing sont capturées sur un officier canadien tué, lesquelles indiquent clairement l'axe d'offensive allié. La feinte n'a pas pris. De nuit, des patrouilles atteignent la route de Falaise à Saint-Pierre-sur-Dives. Toutefois, les Allemands résistent toute la journée du lendemain 15 août avec l'acharnement du désespoir . Pendant ces événements, la 1re division blindée polonaise parvient à franchir la Dives à Jort, ce qui constitue un exploit. En somme, une assez bonne journée pour la 1re armée canadienne.

Le 16 août, la 2e division d'infanterie canadienne attaque brusquement Falaise par l'ouest et surprend la petite garnison allemande. Au soir, toute la ville est aux mains des Canadiens, à l'exception de l'École normale qui ne cède que le lendemain du fait de la résistance acharnée de cinquante Hitlerjugend fanatisés, seuls trois survivants sont capturés. Comme la situation est favorable, le général Simmonds décide que la 4e division blindée a désormais Trun pour objectif, en conjonction avec les Polonais. Le général Crerar ordonne son Ier corps vers Lisieux tout en le renforçant de la 7e division blindée britannique.
Les deux pinces de la tenaille alliée ne sont plus désormais séparées que par 19 kilomètres.

Patton

Vissé sur les directives de l' opération Overlord le commandement allié suit le plan Cossac de 1943 qui prévoit une progression relativement lente mais systématique vers l'Allemagne . Une frontière imaginaire existe entre les Américains et les Anglais, laquelle ne doit pas varier, même devant les événements favorables de début août 1944. Le général Bradley décide, de ce fait, de ne pas effectuer d'effort important au delà d'Argentan, afin de pousser rapidement vers la Seine . Dans l'esprit du stratège américain, il revient à la 1re armée canadienne de fermer la poche. D'autant que « la majorité des forces de la 7e armée allemande avait dû s'échapper », pense-t-il. Aussi, une partie du XVe corps américain est-il dirigé vers Dreux dès le 15 août. La 2e division blindée française et la 90e division d'infanterie sont laissées face à Argentan en flammes, toujours occupée par la 116e division blindée du groupement Eberbach.

Le 16 août, le maréchal Montgomery appelle le général Bradley pour lui proposer que les canadiens et les américains se rencontrent sur une zone entre Trun et Chambois . Immédiatement, Patton donne l'ordre aux 80e et 90e divisions d'attaquer entre Argentan et le Bourg-Saint-Léonard en direction de Chambois afin de couper la route de Falaise à Gacé. Mais la résistance acharnée des débris de la 116e division blindée allemande met en échec l'action de la 90e division américaine. Ce qui permet aux Allemands d'évacuer plusieurs unités tout au long de la nuit du 16 au 17 août 1944.

Au nord, la 1re armée canadienne repasse à l'attaque le 17 août. La 4e DB canadienne et la 1re DB polonaise sectionnent la 21e division blindée allemande , et foncent droit devant en direction de Trun par un large mouvement tournant qui prend les Allemands par surprise. Malgré la violence de l'attaque et la détermination des troupes alliées, Trun résiste encore une

Au soir du 17 août 1944, la nasse renferme encore la 7e armée allemande, une part de la 5e armée blindée ainsi que le groupement blindé Eberbach, qui semblent tous sur le point d'être capturés. Seuls deux corps d'armée de la 5e armée blindée restent hors du piège. Ainsi, ce sont 100 000 Allemands qui sont encore entassés dans la poche . L'analyse américaine, concluant à une évacuation quasi-totale de la poche par les Allemands autour du 15 août, était donc fausse . Quoi qu'il en soit, en fin de journée, le franchissement de l'Orne par la 7e armée allemande est achevé avec les plus grandes difficultés.

Entrée de l 'armée Américaine à ARGENTAN

Obusier de 18 livrres

Le 18 août, le maréchal Model, nouveau commandant en chef à l'Ouest, prévoit une contre-attaque du IIe corps blindé SS depuis Vimoutiers vers Trun. Ceci pour laisser encore une porte de sortie au maximum d'unités allemandes encerclées.

Pendant ce temps, les Canadiens investissent Trun. Un détachement du régiment des Argyll & Sutherland Highlanders of Canada de la 4e division blindée canadienne, parvient à prendre pied à Saint-Lambert-sur-Dive plus au sud, à mi chemin entre Trun et Chambois[61]. Les Canadiens peuvent dès lors, observer les mouvements de retraite allemands sur l'une des dernières routes encore ouverte. Cette route passe sous les feux de l'artillerie canadienne et de l'aviation, qui réalisent un carnage. Il reste encore à ce moment les débris de 20 divisions allemandes dans la poche.

Le 19 août, une partie de la 1ère DB polonaise du général Maczek occupe Mont-Ormel, la très importante cote 262, qui commande l'ensemble du secteur. L'objectif de l'autre partie de sa division est Chambois, afin de fermer la poche une bonne fois pour toutes. Les combats sont très meurtriers, le village étant attaqué sur trois côtés. Mais les Allemands réussissent à résister une partie de la journée. Le village est attaqué une nouvelle fois par le sud, par des éléments de la 90e division d'infanterie américaine épaulés par le groupement tactique Langlade de la 2e DB française. La résistance allemande cède en fin d'après-midi, et les deux armées alliées font enfin leur jonction. Les Polonais et les Américains ont réussi à éviter toute méprise et tombent dans les bras les uns des autres. Mais la poche n'est pas encore hermétiquement close.

Mais les Allemands refusent toujours de céder. Le 20 août, le maréchal Model lance sa contre-attaque décidée deux jours plus tôt. Depuis cette décision, les dernières possibilités pour les Allemands de s'échapper avaient disparu (Trun, Saint-Lambert-sur-Dives et Chambois). Or, comme les Alliés semblent occuper leurs objectifs de manière assez légère, l'opération pourrait avoir de bonnes chances de succès. En fait, ce plan n'a plus aucune réalité puisque, dans le temps écoulé, à la fois Trun et Chambois ont été renforcés par les Alliés. Impossible d'espérer dégager ces villages. L'assaut se reporte donc plus à l'est, sur Mont-Ormel. Les unités polonaises du 10e régiment blindé et du 8e régiment d'infanterie légère  qui l'occupaient, sont rapidement isolées. Mais les Polonais résistent farouchement pendant deux jours entiers, eux-mêmes encerclés. Des parachutages de vivres et de munitions assurent la continuité de cette résistance. La contre-attaque du IIe corps blindé SS permet à plusieurs milliers d'hommes de passer la Dives à gué, et de s'extraire de la poche. Mais c'est la dernière tentative allemande de dégagement de ses troupes encerclées. Désormais, la porte est close.

Le 21 août, le sort en est bien jeté. Les unités allemandes encore en état à l'extérieur de la poche de Falaise font mouvement de retraite vers la Seine, dont certains passages en amont et en aval de Paris sont déjà occupés par les pointes motorisées alliées. Celles qui restent à l'intérieur n'ont plus d'autre solution que de se rendre en masse aux Alliés.

 

 

 

 

 

 

 

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