La libération de Rennes

 

La libération de Rennes et de ses environs se déroule le 4 août 1944 par l'action conjointe des Forces françaises de l'intérieur (FFI) et de l'armée américaine du général George Patton, mettant fin à quatre années d'occupation de la ville par les Allemands dans le cadre de la libération de la Bretagne.
La prise de la ville permettra aux troupes alliées de progresser en profondeur sur le territoire breton, en direction de Saint-Malo, Lorient, Brest et Saint-Nazaire.

 

Rennes est bombardée trois fois en juin 1944 pendant la bataille de Normandie. Le 8 juin, les bombardiers Martin B-26 Marauder américains reçoivent l'ordre de bombarder la gare de triage utilisée par la 17e Panzerdivision qui remontait vers le nord de la France pour affronter la tête de pont alliée en Normandie. Le 9 juin, la Royal Air Force bombarde des cibles stratégiques allemandes. Trois jours plus tard, les Boeing B-17 Flying Fortress de l'US Air Force mènent à nouveau plusieurs raids contre la ville, dont quelques uns seront interceptés par les Messerschmitt Bf 109 de la Luftwaffe et d'autres abattus par les canons Flak de la défense anti-aérienne allemande.
Après la réussite de l'opération Cobra, et la percée d'Avranches qui s'ensuivit fin juillet 1944, le piétinement des Alliés sur le front normand prend fin et la libération de la Bretagne débute.
Souhaitant initialement contourner Rennes afin de foncer sur Brest, Lorient et Saint-Nazaire, principaux ports bretons, transformés pour la plupart en forteresses (Festung) par la Wehrmacht, les Américains se retrouvent bloqués à Rennes par la résistance de quelques unités allemandes.
 

DEROULEMENT DE LA PRISE DE RENNES

 

Le 1er août 1944, alors que les Américains viennent de libérer Avranches, leur progression est entravée par une unité de DCA allemande à Rennes qui met hors de combat une dizaine de leurs blindés et faisant au moins 50 soldats tués ou blessés et 20 autres capturés.
L'artillerie américaine pilonne alors la ville, l'Église Saint-Laurent au sud, désaffectée depuis 1851 et servant d'observatoire aux artilleurs allemands est détruite. Le major-général John Shirley Wood demande la permission de lancer une attaque contre la ville. Le 2 août, en raison de problèmes de communication dans l'État-major américain, aucune progression n'est faite et Wood obtient la permission de contourner Rennes pour progresser sur Nantes.
Rennes aprés les bombardements
 
Le 3 août 1944, la mairie de Rennes est libérée par la Résistance et Yves Milon est nommé président de la délégation spéciale. Sa maîtrise de l’anglais, nécessaire aux relations avec l’armée américaine, aurait été un atout décisif à sa nomination à ce poste4. Le maire vichyste, René Patay et ses adjoints et secrétaires sont évincés. Les Allemands tentent de mettre feu au bâtiment mais celui-ci est rapidement maîtrisé3. Le 4 août, le résistant Victor Pierre Le Gorgeu prend ses fonctions de Commissaire de la République institué par le Gouvernement provisoire de la République française, installé par Pierre Herbart (qui obtient de la part des Américains la cessation des bombardements inutiles sur la ville), avec Henri Fréville pour directeur de cabinet.
Dans la nuit du 3 au 4 août, des éléments de la 8e division d'infanterie US du major-général Wood lancent un assaut contre la ville mais se voient bientôt encerclés au sud par les Allemands.
Dans la matinée du 4 août, Wood décide de regrouper toutes ses forces afin de lancer un assaut de front contre les positions allemandes. À 10h, Rennes est libérée sans gros combats, les unités dispersées du XXVe corps d'armée allemand sous le commandement de Eugen König recevant la permission du général Eduard Hauser d'évacuer la ville et de battre en retraite vers Saint-Nazaire. Lors de leur retraite, plusieurs combats les opposent aux FFI et aux Américains car les zones environnantes avaient déjà été libérées. 60 soldats allemands sont ainsi tués et 130 autres blessés au total entre le 4 et le 6 août 1944.
 

 

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